Association vaudoise des journalistes

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impressum vaud
Association vaudoise
des journalistes

Secrétariat c/o Mariette Muller
Ch. de Bérée 12A
1010 Lausanne
078 734 64 06
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Réservez votre date! AG de votre section le 4 mars

Publié le 9 Janvier 2019
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Le comité d’impressum vaud a le grand plaisir de vous inviter à son Assemblée générale ordinaire le lundi 4 mars au restaurant Le Milan, à deux pas de la gare de Lausanne.

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Au vu de la situation dans les médias et dans le métier, votre présence est très importante. Venez nombreux!

Pizzas et boissons vous attendent également lors de cette AG.

impressum déplore des licenciements à 20 Minutes

Publié le 24 Octobre 2019
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Tamedia a annoncé la suppression de la version papier de Friday. Cette nouvelle restructuration engendre cinq licenciements ainsi que des réductions de taux de travail. impressum désapprouve ce nouveau démantèlement et ces licenciements.

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Tamedia a annoncé que le magazine «Friday», supplément lifestyle de «20 minutes», allait cesser de paraître dans sa version imprimée. Cinq emplois sont supprimés, dont deux en Suisse romande. Les deux personnes licenciées font partie d'impressum Vaud.

impressum désapprouve ce nouveau démantèlement et ces licenciements. En abandonnant la version papier de Friday, Tamedia poursuit sa politique mortifère initiée par la suppression de la version imprimée du Matin en été 2018.

Un groupe d’une telle envergure ne devrait pas, dans un contexte économique caractérisé par une presse sinistrée, mettre à la rue cinq personnes. Tamedia doit reclasser ces journalistes au sein d’une autre rédaction du groupe. A défaut, impressum demande à l’éditeur d’appliquer au minimum les conditions du plan social arrêté par le Tribunal arbitral pour les 41 du Matin le 2 septembre dernier. L’éditeur n’est pas sans savoir que cette décision constitue un précédent et qu’il est tenu de la mettre en œuvre.

L’association professionnelle se tient aux côtés de ses membres affectés par ces licenciements.

Le plan pour les 41 du Matin entre en vigueur

Publié le 8 Octobre 2019
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Après près de 500 jours d’attente, le plan social arrêté par le Tribunal arbitral pour les 41 du Matin est entré en vigueur. La sentence arbitrale va faire référence.

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Enfin! Après près de 500 jours d’attente, les 41 du Matin vont recevoir les indemnités auxquelles ils ont droit selon le plan social arrêté par le Tribunal arbitral.

Avec une grille d’indemnités allant de 3 à 12 mois, au lieu des 0 à 5 mois proposés par Tamedia, le coût total du plan social est plus de deux fois supérieur à celui de l’offre de l’éditeur zurichois. Reste que cette somme – moins de 3 millions – n’est qu’une goutte d’eau dans le bénéfice net de l’entreprise de presse qui a engrangé 129,5 millions en 2018. Et une goutte d’eau également par rapport aux 47,5 millions de francs versés en dividendes aux actionnaires, soit 15 fois ce que toucheront les 41 du Matin.

Si Tamedia avait pris au sérieux les droits de consultation du personnel et avait offert cette somme en été 2018, ce plan social aurait été accepté par les 41 du Matin. Au lieu de cela, leur ancien employeur a préféré les entraîner dans des négociations volontairement stériles et une procédure arbitrale coûteuse. Les signataires regrettent vivement que le principal éditeur de Suisse romande n’ait pas agi en partenaire social conscient de ses responsabilités en proposant il y a un an un plan décent à ses anciens collaborateurs.

Au vu de la puissance économique de Tamedia et de la situation compliquée du secteur de la presse, le plan social arrêté n’a rien de généreux mais il doit représenter le minimum en pareilles circonstances. Dès lors les 41 du Matin, l’association professionnelle impressum - Les journalistes suisses et le syndicat des médias syndicom attendent que cette grille soit le point de départ des négociations à venir. Ils exhortent aussi Tamedia à faire preuve de diligence dans l’application du plan social ainsi que pour les profils qui pourraient être litigieux. Ce d’autant que l’absence d’anticipation de la part de Tamedia au moment de la fin du Matin Semaine a empêché la préparation d’éventuelles reconversions professionnelles. Et que l’attente de plus d’un an d’un plan social décent a fortement compliqué les possibilités de formations.

impressum – Les journalistes suisses et syndicom constatent toutefois que les syndicats des médias sont à la pointe du combat social et remercient les journalistes et travailleurs des médias engagés avec courage et détermination dans les conflits de travail. Ce succès doit à présent être étendu à d’autres entreprises de médias et d’autres secteurs économiques.

Les 41 du Matin enfin reconnus

Publié le 4 Septembre 2019
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Le plan social des 41 du Matin vient d’être décidé par le Tribunal arbitral: gros soulagements! Les 41 du Matin sont enfin reconnus et obtiennent des indemnités plus raisonnables.

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Le tribunal a tranché pour des indemnités en moyenne bien supérieures à la proposition de Tamedia. Ce faisant, il signifie à l’éditeur zurichois que son plan social était effectivement inacceptable et en dessous des pratiques de la branche.

En résumé, voici les éléments que contient le plan social

- La grille des indemnités arrêtée par le tribunal va de 3 à 12 mois d’indemnités, soit globalement une fourchette plus que doublée par rapport à la proposition de Tamedia.

- Les personnes licenciées ayant refusé un emploi («congé modification») rentrent dans le champ d’application du plan social.

-Les frais de procédure ont tous été mis à la charge de Tamedia. Par cette décision, le Tribunal arbitral confirme que les licenciés du Matin avaient raison de se battre pour leurs droits.

impressum, syndicom et les 41 du Matin prennent acte avec satisfaction de cette sentence qui représente un véritable progrès social en Suisse.

Parmi les principaux regrets, sans doute liés aux circonstances du cas présent, les points suivants sont relevés:
• En considérant seulement l’ancienneté et non l’âge dans son plan social, le Tribunal arbitral a oublié qu’à partir d’un certain âge, il est particulièrement difficile de retrouver un emploi.
• Le mois d’indemnité supplémentaire octroyé aux parents avec charge de famille est limité aux enfants jusqu’à 7 ans.

En sus des obligations légales du Code des obligations et de la convention collective – parfaitement ignorées par Tamedia jusqu’à ce jour-, ce plan social est la concrétisation d’un principe de responsabilité sociale: l’entreprise a certes le droit de licencier, mais si elle fait des bénéfices elle doit assumer sa responsabilité. Tamedia a été reconnue comme entreprise dotée de suffisamment de moyens, et effectuant des bénéfices suffisamment élevés, pour offrir un plan social digne.

Cette décision est également une bonne nouvelle pour tous les professionnels de la presse en Suisse. Les rédactions doivent être des interlocuteurs respectés et écoutés du partenariat social. Comme dans le combat mené en faveur des 41 du Matin, les syndicats sont là pour mener cette lutte avec les professionnels des médias.

Yverdon à l'égard de "La Région": atteinte inadmissible à la liberté de presse

Publié le 4 Juillet 2019
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impressum-Vaud dénonce une atteinte inadmissible à la liberté de la presse par la commune d’Yverdon contre le journal "La Région Nord Vaudois".

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impressum et impressum-Vaud dénoncent une atteinte inadmissible à la liberté de la presse par la commune d’Yverdon exercée contre le journal "La Région Nord Vaudois". Le licenciement abusif contre sa rédactrice en chef, l'une des rares femmes à occuper de telles fonctions, est particulièrement scandaleux, et tient de pratiques d'un autre âge.
 
Dans son édition du 4 juillet 2019, 24Heures relate les pressions faites par la commune d’Yverdon sur le journal "La Région Nord Vaudois". Le syndic a en effet reproché que le journal ne fasse pas paraître des photos des syndics présents, ni de retranscrire ses propos lors d’une conférence de presse. La ville d'Yverdon a décidé sur ces faits de suspendre la parution d’une page d’information dans le journal. Selon Dominique Diserens, secrétaire centrale d’impressum : "Que des autorités locales osent exercer de telles pressions sur un journal est une atteinte intolérable à la liberté de la presse".
 
24Heures fait également état du licenciement de la rédactrice en chef de ce journal régional  Caroline Gebhard, par ailleurs aussi membre du Comité d’impressum Vaud, dans des conditions inacceptables. impressum et impressum Vaud dénoncent aussi ce licenciement qu’elles jugent abusif, tant sur le fond que sur la forme. Pour Edgar Bloch, vice-président d'impressum: "Nous connaissons tous Caroline Gebhard qui est une journaliste engagée, compétente, dévouée et irréprochable. Nous regrettons vivement son licenciement". Flavienne Wahli Di Matteo, présidente d'impressum vaud, rend hommage à sa consœur:  "Caroline Gebhard est une grande professionnelle qui fait l'unanimité dans le milieu du journalisme. Sa rédaction est très choquée par ce départ abrupt après son travail immense accompli  ces derniers mois. Je suis stupéfaite par ce qui se passe à Yverdon, deuxième ville du canton de Vaud".

La Maison du Dessin de Presse à Morges a besoin de votre don !

Publié le 17 Juin 2019
Les journalistes Stéphanie Billeter et Pascal Pellegrino.
Les journalistes Stéphanie Billeter et Pascal Pellegrino.

La Maison du Dessin de Presse à Morges – dont l'entrée est libre – défend la liberté de presse et la liberté d'expression à travers le dessin de presse.

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La Maison du Dessin de Presse à Morges – dont l'entrée est libre – défend la liberté de presse et la liberté d'expression à travers le dessin de presse.

Aujourd'hui, notre mission est principalement d’exposer des œuvres d’artistes suisses et étrangers. Cette mission, nous désirons la développer en élargissant nos activités avec la construction d'une bibliothèque - pour mettre à disposition nos archives physiques - et la création future d'archives numériques consultables sur le web. De plus, nous recherchons des fonds pour financer un projet de médiation culturelle qui débutera en 2020. Tout vous est expliqué en détail dans une courte vidéo visible sur le site sécurisé www.heroslocaux.ch/mddp de la Banque Raiffeisen.

Désirez-vous nous aider ? Si vous faites partie de celles et ceux qui estiment important de défendre l'activité du dessin de presse en Suisse, alors soutenez-nous en faisant un don. Cet art mêlé de journalisme est un thermomètre de la liberté d'expression dans un pays. Le défendre en soutenant les activités de la Maison du Dessin de Presse, c'est lui donner de l'oxygène pour qu'il continue à jouer son rôle de "bouffon du roi", de poil à gratter de la société et de pourfendeur du politiquement correct.

Pour faire un don, dirigez-vous sur la page web : www.heroslocaux.ch/mddp et cliquez sur PARRAINER MAINTENANT. Vous pouvez faire une promesse de don libre (et anonyme, selon votre désir) ou alors choisir l’une des sommes d’argent liées à une petite récompense (si nous parvenons à atteindre notre seuil de financement fixé à CHF 16'000.- à la mi-août 2019).

Un grand merci par avance de votre soutien !

Harcèlement sexuel vis-à-vis des journalistes: impressum très préoccupé

Publié le 12 Juin 2019
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impressum félicite les auteurs du sondage sur le harcèlement sexuel vis-à-vis des journalistes et est très préoccupé par les résultats

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impressum félicite les auteurs du sondage sur le harcèlement sexuel vis-à-vis des journalistes et est très préoccupé par les résultats

Tamedia, la cellule d’investigation, a fait un sondage sur le harcèlement sexuel vis-à-vis des journalistes féminines et les journaux du groupe en ont publié les résultats ce week-end. impressum félicite ses auteurs pour leur initiative et est très préoccupé par les résultats.

Sur 3’429 personnes actives dans le domaine des médias en Suisse romande et alémanique, 755 personnes ont répondu. Sur les 458 femmes qui ont répondu à la question: "Etes-vous ou avez-vous été personnellement victime d’agression sexuelle ou de harcèlement sexuel?", 244 ont répondu oui. Ce grand nombre préoccupe impressum.

impressum rappelle qu’il existe pour les employeurs un devoir légal d’intervenir et de mettre en place un mécanisme garant de la personnalité des victimes au sein de leur entreprise (art. 328 CO et CCT romande). La loi sur l’égalité condamne aussi le harcèlement sexuel.

impressum prendra l’initiative de rendre les employeurs attentifs à leur responsabilité légale et conventionnelle. impressum incite aussi ses membres concernés de prendre contact avec les juristes de l’organisation dans de telles situations qui ne sont pas tolérables.

«Native advertising»: le Conseil de la presse exprime son inquiétude

Publié le 16 Mai 2019
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Le Conseil suisse de la presse est conscient de la nécessité pour les éditeurs de journaux de recueillir des rentrées publicitaires. Mais les formes que tend à prendre le native advertising l'inquiètent au plus haut point. Ces intrusions commerciales dans les parties rédactionnelles, qui visent à ne pas être clairement identifiées, manifestent un manque de respect pour le public et minent la crédibilité du journalisme, une crédibilité sans laquelle il perd son sens.

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Dans sa directive 10.1 relative à la «Déclaration des devoirs et des droits du/de la journaliste», le Conseil de la presse déclare: «Une nette séparation entre la partie rédactionnelle, respectivement le programme, et la publicité ainsi que tout contenu payé ou fourni par des tiers est impérative pour la crédibilité des médias. Les annonces, émissions publicitaires et contenus payés ou fournis par des tiers doivent se distinguer de façon claire et visible des contributions rédactionnelles. Dans la mesure où elles ne peuvent être reconnues optiquement/acoustiquement de façon univoque en tant que telles, elles doivent être désignées explicitement comme de la publicité.(...)».

Cette directive ne souffre aucune ambiguïté. Tout contenu payé ou fourni par des tiers doit être clairement reconnaissable comme tel. D'abord optiquement ou, à défaut, de manière claire et visible par la mention «publicité». Or le Conseil de la presse constate que ce principe n'a pas été respecté le 12 mai par les journaux du dimanche du groupe Tamedia (Le Matin Dimanche et SonntagsZeitung), ni le 13 mai par les éditions des quotidiens du même groupe de presse (Basler Zeitung, Berner Zeitung, Der Bund, 24 Heures, Tages-Anzeiger, Tribune de Genève).

Des doubles pages consacrées à la 5 G pour les journaux du dimanche et à la sécurité sur Internet pour les autres se présentent graphiquement comme des pages rédactionnelles. Quant aux mentions «annonce», respectivement «Anzeige», elles ne sont pas suffisantes pour lever toute ambiguïté sur la nature publicitaire des contenus, pas plus que les signatures précisant que les articles ont été rédigés par «Commercial Publishing Tamedia en collaboration avec Swisscom».

Quant à la mention «Sponsorisé», respectivement «Sponsored», elle ne correspond pas à la réalité des faits. En effet, la directive 10.2 relative à la «Déclaration des devoirs et des droits du / de la journaliste» précise: «Dans les articles et émissions parrainés, il convient de faire apparaître clairement le nom du parrain et de garantir le libre choix des thèmes et de leur traitement par la rédaction.» Or la mention «avec la collaboration de Swisscom» laisse clairement apparaître que l'entreprise a eu son mot à dire tant pour le choix des thèmes que pour leur rédaction.

Le Conseil de la presse en appelle aux éditeurs de journaux de veiller à sauvegarder la crédibilité journalistique de leurs publications, ainsi qu'à respecter le public en identifiant clairement ce qu'ils lui présente.

Tamedia viole le Code de Conduite de la branche par les publicités Swisscom

Publié le 13 Mai 2019
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Ce jour, 13 mai 2019, 24 heures, la Tribune de Genève et le Tages Anzeiger font paraître une annonce sur une double page de Swisscom dans la même écriture que la partie rédactionnelle. Ces publicités violent le Code de Conduite de la branche, la Déclaration des devoirs et des droits des journalistes ainsi que les directives du Conseil suisse de la presse.

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Pour impressum, Tamedia qui fait paraître dans les éditions de ce jour, le 13 mai 2019, des journaux vaudois et genevois 24 heures et la Tribune de Genève ainsi que du Tages Anzeiger des publicités Swisscom sur une double page viole le Code de conduite de la branche, la Déclaration des devoirs et des droits des journalistes ainsi que les Directives du Conseil suisse de la presse. En effet ces publicités ne se distinguent pas suffisamment de la partie rédactionnelle et entraînent la confusion pour les lecteurs.

Or, les éditeurs eux-mêmes ont établi un Code de conduite avec les milieux de la publicité : « La présentation des annonces ne doit pas éveiller l’impression qu’il s’agit d’éléments rédactionnels d’un média. Il s’agira en particulier d’ assurer une différenciation typographique claire. ». La Déclaration des devoirs et des droits des journalistes et les directives du Conseil de la presse prévoient aussi la séparation entre la partie rédactionnelle et les publicités. Ainsi, selon la Directive 10.1. « Une nette séparation entra la partie rédactionnelle et la publicité ainsi que tout contenu payé ou fourni par des tiers est impératives pour la crédibilité des médias. Les annonces et contenus payés ou fournis par des tiers doivent se distinguer de façon claire et visible des contributions rédactionnelles ». Les mentions annonce et sponsorisé sont insuffisantes au vu de la grandeur de l’annonce sur la double page. Par ailleurs c’était visiblement le but de l’éditeur de faire apparaître l’annonce comme du rédactionnel. impressum est de l’avis que ces normes ont été clairement violées par les publicités.

impressum attend que les titres 24 heures, Tribune de Genève et Tages Anzeiger fassent un article dans leur édition de demain pour dire que les publicités allaient trop loin et ne respectaient pas les règles de la branche.

Journée mondiale de la presse

Publié le 3 Mai 2019
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A l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse ce 3 mai 2019, l’état des lieux de la situation médiatique en Suisse est préoccupant, entre concentrations et fusions et, plus grave, de multiples attaques en justice visant des journalistes.

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Pour impressum, l'état des lieux de la situation médiatique en Suisse est préoccupant. Moins de deux cents journaux. C’est ce qu’offre aujourd’hui le territoire suisse en termes de nombre de publications de presse, alors qu’il en comptait 406 en 1939. Il faut dire qu’en ces périodes de disette pour les recettes publicitaires et les ventes au numéro, les éditeurs procèdent à de grands regroupements, resserrent les équipes et serrent les boulons. La presse écrite est exsangue, les équipes aussi.
Au niveau national, l’Agence télégraphique suisse (ATS) devient une agence multimédia à marche forcée.
Pour rappel, le personnel de l’ATS avait fait une grève historique de 4 jours.
A Lausanne, chez Tamedia, la fusion annoncée en août 2017 des rédactions de «20 Minutes» et de «Le Matin» se concrétise en janvier 2018. Le prix à payer, dans un premier temps est de six licenciements. On connaît la triste suite : la suppression du Matin papier, lu par 218 000 Romands, annoncée le 8 juin, devient effective le 23 juillet.
L’éditeur, qui emploie 3400 personnes en Europe dont 800 environ en Suisse romande, a balayé trois alternatives formulées par les employés dont celle d’un éventuel rachat. Dix-huit mois après la fin de L’Hebdo, c’est un nouveau morceau de la culture populaire qui s’en va.
Par ailleurs, à en croire l’Office fédéral des Statistiques, la moitié des imprimeries ont fermé leurs portes en 20 ans. La chute drastique de la vente au numéro a une répercussion immédiate sur les rotatives, les régies publicitaires et leur personnel.
Car rotatives et régies publicitaires cristallisent les enjeux économiques de la presse.
Ainsi, au printemps 2018, la régie Publicitas annonce sa faillite. Quelques mois auparavant, c’était l’imprimerie Saint-Paul qui déclarait devoir procéder à une lourde restructuration à Fribourg. Un tiers des effectifs devait être supprimé.
A noter également un autre indicateur significatif: le papier qui, se faisant rare, devient cher. En 2000, la Suisse consommait consommait 330 000 tonnes de papier journal en 2000 contre 170 000 tonnes aujourd’hui.
Cette concentration toujours plus accrue des titres existants et des imprimeries dont ils dépendent, se ressent dans la qualité des médias suisses, comme l’a montré l’étude de l’Association fondatrice pour la qualité des médias en Suisse publiée en septembre 2018.
L’analyse de 50 médias d’information montre «une détérioration de la qualité de la couverture médiatique», de manière générale. Quinze des cinquante titres analysés voit leur qualité diminuer.
Pour parachever ce tableau guère réjouissant de l’état du secteur en Suisse, il est à noter qu'une déferlante d'attaques de journalistes et d’éditeurs en justice, comme jamais sont survenues en 2018 et début 2019, faisant monter d’un cran encore la pression incontestable qui écrase les journalistes d’investigation notamment.

Impressum Vaud déplore le choix de l'avocat

Publié le 26 Mars 2019
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Impressum vaud regrette que l'avocat qui défend Pascal Broulis contre un journaliste de Tamedia soit un homme de loi engagé de longue date avec impressum.

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impressum - Les journalistes suisses a réagi ce jour au dépôt de plainte au civil de Pascal Broulis contre un journaliste du Tages-Anzeiger, journal qui appartient à Tamedia. Le conseiller d’Etat vaudois Pascal Broulis lui réclame 75'000 francs pour atteinte à l’honneur. Cette attaque est une première en Suisse, selon impressum. L’organisation estime que ce procédé est une manière déguisée de vouloir censurer le journaliste et plus largement faire peur aux médias. «C’est une atteinte claire à la liberté de la presse», déclare la secrétaire centrale d’impressum Dominique Diserens.

Lire le communiqué complet en cliquant ici.

De son côté, le comité d'impressum vaud salue cette prise de position de l’association faîtière et se rallie à son argumentation.

Il déplore toutefois que l’avocat ayant accepté de défendre Pascal Broulis soit un homme de loi ayant travaillé pour impressum et qui entretient toujours des liens étroits avec notre association puisqu’il est engagé aujourd’hui encore auprès de membres en difficulté, notamment des employés de Tamedia. Il relève d’ailleurs sur son site professionnel qu'il «conseille et assiste les acteurs de la branche, notamment les journalistes, dans tout litige individuel ou collectif». Défendre Pascal Broulis contre un journaliste est une posture qui semble à la section vaudoise en totale contradiction avec l'image que cet avocat entend donner de lui.

Le comité d'impressum vaud a donc décidé de prendre des mesures et en référera officiellement à sa faîtière prochainement.

Flavienne Wahli di Matteo élue à la présidence

Publié le 4 Mars 2019
Passation de pouvoir entre Edgar Bloch avec Flavienne Wahli Di Matteo @ChTalos
Passation de pouvoir entre Edgar Bloch avec Flavienne Wahli Di Matteo @ChTalos

Impressum vaud a tenu à Lausanne son assemblée générale ordinaire. La section sera désormais présidée par une femme Des élections, les finances et la crise des «41 du Matin» figuraient dans les débats de l’assemblée.

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Impressum vaud – l’Association vaudoise des journalistes – a tenu ce lundi à Lausanne son assemblée générale ordinaire. La section vaudoise sera désormais présidée par une femme, en la personne de Flavienne Wahli di Matteo. Des élections, les finances et la crise des « 41 du Matin » figuraient en bonne place dans les débats de l’assemblée.

Rédactrice à « 24 heures », Flavienne Wahli di Matteo est la nouvelle présidente pour deux ans des journalistes vaudois d’impressum. Dans l’histoire de la section d'impressum vaud, vieille de 119 ans, elle n’est que la deuxième femme à accéder à cette fonction. La Chablaisienne de 44 ans (dont une bonne moitié à impressum) succède au sortant Edgar Bloch, qui avait souhaité remettre son mandat tout en restant membre du Comité. L’organe exécutif de l’association vaudoise compte 7 membres qui tous ont été élus ou réélus par acclamation.

L’état des finances de la section a suscité quelques interrogations de la part de l’assemblée. L’exercice 2018 boucle en effet avec un solde négatif de Fr. 5'552.55. Ce montant correspond aux contributions extraordinaires allouées par la section vaudoise aux actions menées dans le cadre des licenciements des « 41 du Matin », principalement en soutien aux trois journées de grève des employés du groupe Tamedia.

Depuis le début de la crise du « Matin », fin juin 2018, impressum – les journalistes suisses, ainsi que le syndicat syndicom soutiennent la revendication pour un plan social digne de ce nom des 41 personnes qui ont perdu leur emploi suite à la suppression du « Matin » papier. Ce bras de fer avec l’éditeur Tamedia mobilise toutes les forces de la faîtière des journalistes suisses et a nécessité l’engagement de juristes extérieurs. « A ce jour, c’est impressum qui a pris seul en charge tous les frais d’avocats », relève Dominique Diserens, secrétaire centrale. Une situation qui pèse lourd sur les finances de la faîtière et qui sera débattue lors de l’Assemblée des délégués, le 22 mars prochain.

Le comité vaudois d’impressum poursuit ses chantiers en cours. La section a donné l’impulsion à un dépoussiérage des critères d’admission au RP, afin de coller aux nouvelles réalités de la formation des journalistes. Cette réflexion va maintenant être traitée au niveau national. Le comité travaille également à mieux valoriser et utiliser le fonds de solidarité géré en commun avec la section genevoise. En ces temps critiques pour la branche, il semble important de pouvoir davantage soutenir les journalistes confrontés à des difficultés financières.

Impressum vaud salue l'arrivée de Micro

Publié le 29 Janvier 2019
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Six mois après la disparition du quotidien Le Matin, impressum salue le nouveau trihebdomadaire Micro qui veut reprendre le flambeau dans les cafés-restaurants romands.

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Six mois après la disparition du quotidien Le Matin, impressum-les journalistes suisses salue le nouveau trihebdomadaire Micro qui veut reprendre le flambeau dans les cafés-restaurants romands.

Trois mille exemplaires du numéro zéro de "Micro" ont été distribués en Suisse romande hier lundi. Ce petit journal ambitionne d'accompagner les Romands "du café du matin à l'apéro du soir", explique l'association "Micro", composée en partie d'anciens du Matin, dans son communiqué lundi.

Cette publication ambitionne d'occuper l'espace laissé vacant dans le cœur des Romands par la disparition du Matin. Il sera distribué et même conçu depuis les bistrots. Les cafés-restaurants partenaires ont la possibilité de s'abonner pour 300 francs annuels ou de payer 200 francs et le reste de leur abonnement en 24 bons cadeaux de 10 francs qui seront redistribués aux lecteurs afin de les inciter à découvrir de nouveaux établissements.

Le numéro zéro a été financé et réalisé bénévolement par les membres de l'association qui a néanmoins lancé un financement participatif sur la plateforme www.heroslocaux.ch. Objectif: récolter au moins 90'000 francs d'ici au 28 février prochain. De quoi tenir 4 mois de parution sans salariés.

impressum- les journalistes suisses salue cette initiative, encourage le public à donner un coup de pouce à ce nouveau média via le financement participatif qui est proposé, et rappelle qu'un fonds dédié à l'innovation est à disposition des membres d'impressum qui feraient partie de la nouvelle rédaction.

Droit d'auteur au National: impressum salue

Publié le 14 Décembre 2018
Werner Rolli
Werner Rolli

Ce 14 décembre le Conseil national a dit oui à la révision partielle du droit d'auteur et donc oui à une meilleure protection des photographes.

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Le Groupe de travail pour la protection des photographies et ses 6 associations professionnelles affiliés sont heureux et soulagés. En ce 14 décembre, le Conseil national a clairement approuvé la révision de la loi sur les droits d’auteur (LDA) par 196 voix contre 0 et donc aussi une meilleure protection des photographies.

Contrairement au compromis de l'AGUR12-II et à la proposition de la Commission des affaires juridiques d'inclure la protection des photographies en tant que droit d'auteur accessoire dans les droits voisins, celle-ci, sur une proposition du conseiller national Merlini (PLR), reste désormais ancrée dans l'art. 2 LDA suivant ainsi le projet du Conseil fédéral.

Les rédactions de Tamedia et Impressum en colère

Publié le 20 Novembre 2018
Keystone
Keystone

Toutes les SDC des rédactions de Tamedia, unies pour la première fois dans un communiqué commun, ainsi que impressum et Syndicom dénoncent la grossière tentative d’instrumentalisation opérée lundi par leur éditeur.

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En communiquant sur le plan social conclu avec les 22 personnes licenciées au sein de Tamedia Editorial Services en Suisse alémanique, l’éditeur zurichois tente de faire pression sur les négociations actuellement en cours en Suisse romande.

Feignant d’ignorer que les situations sont différentes des deux côtés de la Sarine, avec la disparition d’un titre historique et deux fois plus de licenciements en Suisse romande, Tamedia essaie de faire peser sur les 41 licenciés du Matin la responsabilité de l’impasse actuelle. Hors c’est bien l’intransigeance de l’éditeur zurichois et son obstination à ne rien proposer de décent aux anciens collaborateurs du quotidien orange qui en est responsable. Un comportement inflexible qui conduit aujourd’hui les deux parties à devoir avoir recours à un tribunal arbitral pour trancher.

Tamedia préfère donc perdre plusieurs dizaines de milliers francs dans cette procédure et allonger encore l’attente des 41 licenciés du Matin plutôt que d’honorer ses responsabilités sociales et légales.

Plus grave encore, le communiqué de Tamedia affirme que les mesures d’accompagnement proposées sont les mêmes en Suisse alémanique et en Suisse romande. Ce qui est faux, notamment en ce qui concerne les personnes proches de la retraite et le mode de versement des indémnités.

«Tamedia veut une solution rapide pour les personnes touchées », affirme le communiqué. Les personnes touchées, qui attendent depuis plus de cinq mois maintenant, le souhaitent aussi. Rapide et décente.

Quant aux rédactions de Tamedia, elles appellent à pouvoir à l’avenir se concentrer sur leur métier exercé avec engagement et professionnalisme plutôt que sur une lutte perpétuelle contre leur éditeur.

Les sociétés des collaborateurs de l’ensemble des rédactions appellent donc Tamedia à apporter son soutien à des solutions socialement responsables et acceptables pour les personnes concernées.

Cela exige également une attitude respectueuse à l'égard du personnel et de ses comités du personnel.

L'initiative d'autodétermination bâillonne les journalistes

Publié le 5 Novembre 2018
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Si l'initiative était adoptée, la Convention européenne des droits de l’homme pourrait ne plus constituer une protection en Suisse. Impressum qu'il s'agit d'une "initiative contre la liberté des médias".

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Si l'initiative dite d'autodétermination était adoptée, la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) pourrait ne plus constituer une protection en Suisse. D'un point de vue journalistique, l'initiative dite d'autodétermination est une "initiative contre la liberté des médias".

La CEDH renforce le journalisme indépendant

Bien que la liberté des médias et la liberté d'information soient également inscrites dans la Constitution fédérale, le droit de recours devant la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) doit être maintenu afin de garantir le plein exercice de ces droits indépendamment de l'équilibre politique du pouvoir en Suisse. Les trois exemples suivants illustrent l'importance de la fonction de la CEDH pour la démocratie suisse.

Le rôle des médias en tant que gardiens du public

En 2003, l'émission "Kassensturz" a montré des conversations secrètement enregistrées avec un représentant en assurance. La personne filmée n'a pas pu être identifiée et ses déclarations étaient anonymes. La Cour fédérale a condamné les journalistes à des amendes conditionnelles pour enregistrement non autorisé et interception de conversations étrangères. La CEDH, en revanche, a estimé que le Tribunal fédéral avait violé la liberté des médias. Il a souligné le rôle important des médias en tant que " chien de garde public " et a affirmé que les griefs révélés par le " retard de trésorerie " dans ce segment d'activité étaient fondamentaux pour le public.

Pas de restriction d'accès pour les journalistes sans base légale

En 2001, le journaliste Mario Gsell a voulu rendre compte d'un événement critique du WEF à Davos. La police l'a arrêté alors qu'il montrait sa carte de presse et lui a refusé l'accès à Davos. La police n'avait aucune base légale pour permettre une telle intervention. Elle a invoqué la clause générale de police, qui sert à écarter de graves dangers. Contrairement à la Cour suprême fédérale, la Cour européenne des droits de l'homme a jugé qu'une telle limitation de l'accès n'est pas admissible sans base juridique. A l'avenir, les journalistes seront admis au WEF.

Il devrait également être possible de diffuser des documentaires critiques

En 1997, la Radio Télévision Suisse a diffusé un documentaire sur les relations de la Suisse avec l'Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale. Le film critique le rôle de la Suisse et remet en question l'image d'une Suisse sans faille. Sur la base d'une plainte déposée par des milieux populistes de droite, l'Autorité indépendante de recours pour la radio et la télévision (UBI) a condamné le documentaire comme étant unilatérale et a désormais interdit sa diffusion. Cette décision a ensuite été confirmée par la Cour suprême fédérale. La CEDH, pour sa part, a estimé que le rapport était fondé sur des recherches sérieuses. En outre, une telle sanction pourrait empêcher les journalistes d'apporter une contribution critique aux questions d'intérêt public. De telles mesures empêchent les médias de remplir leur fonction d'information. Grâce à ces jugements, le film peut maintenant être diffusé sans restriction.

Ces exemples montrent que la CEDH a largement contribué à garantir la liberté de la presse et des médias en Suisse. Afin que la CEDH puisse continuer à protéger la liberté des médias en Suisse, impressum recommande donc un NON clair à cette "initiative contre la liberté des médias" le 25 novembre 2018.

impressum regrette la centralisation des studios projetée par la SSR

Publié le 21 Septembre 2018
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avec la radio et la TV qui glissent à Zurich, impressum craint que la diversité journalistique ne soit une fois de plus entamée. Il s’inquiète tout autant de la centralisation projetée en Suisse romande.

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Le Conseil d’administration SRG SSR a décidé du déménagement d’une partie des rédactions radio SRF de Berne à Zurich. impressum salue l’intention du Conseil d’administration SRG SSR de ne détruire aucune place de travail journalistique. En revanche, avec la radio et la télévision qui glissent à Zurich, impressum craint que la diversité journalistique ne soit une fois de plus entamée en Suisse. Les projets de centralisation à Lausanne de la RTS ne rassurent pas davantage impressum.

impressum salue l’intention du Conseil d’administration SSR d’économiser «plutôt dans le secteur immobilier que dans le domaine journalistique» impressum veillera à ce que cette promesse soit tenue.

L’alliage des studios radio SRF de Berne avec la rédaction TV de Zurich marque la fin d’une concurrence interne existant depuis des années qui a jusqu’ici été un ferment fructueux au résultat journalistique avéré. impressum ne comprend pas que ce concept de qualité qui a fait ses preuves soit sacrifié sur l’autel des économies dans une logique de convergence purement mercantile.

La votation sur No Billag a clairement démontré qu’une offre de médias fédéraliste et ancrée dans les régions de la SSR était l’argument qui l’avait emporté auprès de la politique comme du peuple. L’action de protestation du 30 août 2018 sur la place fédérale pour le maintien du studio radio SRF à Berne et pour la diversité médiatique a montré en outre que la question de l’ancrage régional de la radio SRF permet de mobiliser de nombreux politiciens sans égard pour leur couleur politique. Vu les défis à venir dans la politique des médias, telle que la loi sur les médias électroniques, impressum estime que la casse non indispensable engendrée par le Conseil d’administration de la SSR est inadéquate.

L’inquiétude d’impressum vaut tout autant par la centralisation prévue en Suisse romande de la RTS à Lausanne. Le déménagement prévu à Lausanne amenant une concentration de la radio et de la TV va affaiblir encore davantage le poids de l'offre médiatique de plus en plus réduite à Genève, seconde ville du pays. La perte de diversité en découlant est pour impressum tout aussi regrettable que la concentration projetée en Suisse alémanique. impressum appelle de ses vœux que la SSR ne s’en remette pas seulement à une logique d’économies au détriment de la qualité journalistique et de la diversité.

Tamedia: préavis de grève suspendu pour entrer en négociations

Publié le 10 Septembre 2018
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Les membres des rédactions romandes de Tamedia ont décidé de suspendre leur préavis de grève. Une délégation d'employés a été désignée pour entrer en négociations avec la direction sous l’égide de l’Office de conciliation du canton de Vaud.

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Les rédactions romandes ont élu leur délégation pour entrer en négociations avec la direction de Tamedia sous l’égide de l’Office cantonal de conciliation et d’arbitrage en cas de conflits collectifs. Elles ont accepté de suspendre le préavis de grève jusqu’à la date butoir pour la fin des négociations, fixée d’un commun accord avec la direction. L'AG attend encore de Tamedia une suspension des licenciements économiques pendant toute la durée de la saisine de l'office de conciliation. L’Office de conciliation déterminera le calendrier et les règles très strictes pour ces négociations.

La direction de Tamedia a enfin confirmé que les 21 personnes licenciées en juin verront leur délai de congé prolongé d’un mois. Cela découle des engagements pris pendant la médiation avec le Conseil d’Etat vaudois.

La délégation élue, formée de membres des rédactions et des syndicats impressum et syndicom, estime que le dialogue ainsi renoué devrait permettre de trouver enfin une issue pour les employé-e-s licencié-e-s et se réjouit que la direction de Tamedia accepte de discuter de sujets qui dépassent la fermeture du Matin papier, comme l’avenir des titres romands du groupe.

Action de protestation des professionnels des médias sur la Place fédérale

Publié le 31 Août 2018
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Près de 2000 professionnels des médias de tout genre ont lancé jeudi soir un signal fort sur la Place fédérale contre l’appauvrissement de la diversité de la presse en Suisse.

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Des mesures d’austérité dévastatrices et une suppression massive de postes compromettent la diversité de la presse en Suisse. Tamedia a réduit le personnel des rédactions du «Bund» et du «Berner Zeitung» suite à la centralisation des informations suprarégionales à Zurich. La SRG/SSR compte désormais transférer le studio de la radio de Berne à Zurich. Plus que le journal régional («Regionaljournal») et la rédaction au Palais fédéral resteraient à Berne. Déjà au début de l’année, les entreprises de médias ont procédé à l’ATS au plus important licenciement collectif de la Suisse. Et en Suisse romande, Tamedia a mis fin au quotidien «Le Matin».

Les professionnels des médias se solidarisent

Par la centralisation de tous les départements suprarégionaux à Zurich – aussi bien chez les éditeurs de journaux qu’à la SRG/SSR –, non seulement la scène médiatique bernoise perd de son importance, mais aussi tout le pays souffre d’un appauvrissement de la diversité de la presse et des opinions. C’est pourquoi tous les professionnels de la presse présents ce soir ont exigé de manière solidaire – avec leurs lecteurs et auditeurs:

-le maintien du département de l’information de la radio SRF à Berne
-le maintien de la couverture médiatique dans les régions
-la garantie de bonnes conditions de travail protégées par des conventions collectives
-la prise de mesures par la classe politique pour préserver la diversité de la presse en Suisse

L’action de protestation a été soutenue par l’association professionnelle impressum et les syndicats syndicom, SSM (syndicat suisse des mass médias).

Nouvelliste: condamnation du boycott de Constantin

Publié le 23 Juillet 2018
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Christian Constantin a interdit de stade les journalistes et les photographes du Nouvelliste. impressum-les journalistes suisses et impressum vaud s'offusquent contre une décision qui attente à la liberté de la presse.

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Le président du FC Sion, Christian Constantin, a décidé d'interdire à tout photographe et journaliste du quotidien valaisan Le Nouvelliste d'accéder au stade du Tourbillon pour couvrir les matchs de l'équipe valaisanne. Le FC Sion refuse toute accréditation aux collaborateurs du quotidien valaisan pour le championnat 2018-2019. Cette interdiction, digne d'un tsar, se double d’une interdiction totale de communication avec les membres du FC Sion, qu’ils appartiennent à l’encadrement administratif ou sportif du club. Il s'agit là d'une décision intolérable au regard de la liberté de la presse et du droit d'informer.

La raison du courroux de Christian Constantin? La chronique bimensuelle que tient le rédacteur en chef du Nouvelliste et qui est dédiée au FC Sion. Son ton ne lui plaît pas. N'en déplaise à Christian Constantin, les journalistes ont encore le droit dans notre pays, de traiter l'information comme bon leur semble!

impressum et impressum vaud estiment, comme la présidente de sa section cantonale valaisanne, Christine Savioz, et sa section photographes qui lui a emboîté le pas, qu'il s'agit là "d'une réelle et inacceptable atteinte à la liberté de la presse. Cette décision a un impact grave sur le fonctionnement des médias et leur liberté d'action".

Christian Constantin doit revenir à la raison, faute de quoi il s'expose à des poursuites. Celles-ci sont en train d’être étudiées par les avocats d’impressum, pour avoir enfreint les libertés de la presse des journalistes et la liberté d’information des lecteurs du « Nouvelliste ».

impressum se tient aux côtés de ses membres valaisans pour que leurs droits ne soient pas bafoués.

Le Matin n’était plus au café ce lundi...

Publié le 23 Juillet 2018
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ni au kiosque, ni chez le coiffeur, ou même chez le médecin. Une nouvelle fois un journal, une part d’histoire de la Suisse romande a été abandonné par son propriétaire.

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Non sans avoir lutté jusqu’à son dernier souffle, Le Matin imprimé, ex Tribune de Lausanne, nous a quitté samedi au terme de 125 ans d’existence, dépecé peu à peu, victime de la gratuité de l’information et des sites d’annonces qui, comme à d’autres, lui faisait perdre également des ressources. Le choix d’un éditeur alémanique vorace et peu conscient du rôle du journalisme et de sa diversité, de son ancrage local et régional, mais soucieux de faire plaisir à des actionnaires exigeants des rendements indécents dans la presse a pris le pas sur tout autre considération.
Nous voulons ici saluer le professionnalisme du Matin et rendre hommage au travail effectué jusqu’à son dernier jour, samedi dernier par tous les collaboratrices et les collaborateurs, les consoeurs et les confrères de ce titre. Nous pensons forts à eux. L’honnêteté élémentaire oblige de le reconnaître: dans un secteur de plus en plus précarisé, les possibilités de retrouver de l’emploi sont réduites.
La fin du Matin imprimé, survenant dans le canton de Vaud et en Romandie après celle de l’Hebdo en février 2017 est douloureuse car elle signifie une nouvelle fois un rétrécissement sévère de l’offre d’information, de plus en plus réduite ici. Des centaines de milliers de lectrices et de lecteurs attachés à ce journal populaire sont orphelins. Un beau gâchis.
A court terme, il apparaît indispensable de doter le site le matin.ch d’une équipe bien plus forte que celle qui est prévue actuellement et de moyens adéquats pour le développer. Dans un climat de confiance brisé, même envers les Exécutifs vaudois et genevois engagés dans une médiation brutalement interrompue par la partie adverse, l’exiger est indispensable. Nous voulons y croire, faute de quoi des mesures de lutte encore plus destructrices sont inévitables.
Les éditeurs historiques ne faisant plus leur travail, de nouvelles voies de financement doivent être recherchées. En démocratie directe, les pouvoirs publics et leurs représentants ont un rôle à jouer, notre association s’y emploie également dans une instance comme FIJOU par exemple.
Au côté de son secrétariat central, impressum vaud n’abandonne pas le combat. Des fonds de solidarité sont là, si nécessaire, pour nos membres. En ces temps difficile, le rappel à la confraternité s’impose. Les mots sont parfois faibles pour dire ce qui est ressenti. Mais c’est bien notre seule arme à nous journalistes.

Edgar Bloch
président

Tamedia doit revenir à la raison

Publié le 20 Juillet 2018
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Attachées elles au dialogue social, les rédactions romandes de Tamedia maintiennent leurs revendications après la décision brutale de la direction de mettre un terme à la médiation des Conseils d’Etat vaudois et genevois lancée le 9 juillet.

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Les rédactions demandent d’entrer en négociations sur la création d’un vrai projet éditorial pour Lematin.ch. Soit l’engagement d’une équipe dotée d’effectifs et de moyens suffisants afin que le projet s’inscrive de manière pérenne dans le paysage médiatique romand. Elles demandent également un plan social ambitieux pour les collaborateurs licenciés.

Les rédactions romandes estiment qu’un réel dialogue doit s’instaurer entre la direction et les collaborateurs pour assurer la pérennité de la presse. Elles soulignent que le management consistant à procéder à des coupes ou des concentrations tous les six mois ne peut plus durer, et en appellent à un partenariat constructif pour sortir de cette logique infernale et destructrice.

Réunies en assemblée générale ce vendredi 20 juillet, les rédactions romandes, assistées d’impressum et de syndicom, ont décidé que la grève reste pour l’instant suspendue, mais que celle-ci pourrait reprendre le 3 septembre en fonction des avancées ou non du dialogue social. Durant ce laps de temps, les rédactions restent mobilisées et s’engagent à mettre tout en œuvre pour ramener Tamedia à la raison.

Mépris et irresponsabilité de Tamedia

Publié le 20 Juillet 2018
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Le retrait de Tamedia de la médiation débutée le 6 juillet, sous l'égide du Conseil d'Etat, est une décision unilatérale, prise sans en avoir informé les différentes parties et basée sur un mensonge

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Les collaborateurs des rédactions romandes de Tamedia, impressum et syndicom ont appris hier soir, via un communiqué, le retrait subit de l’éditeur zurichois de cette médiation fondée sur cette contre-vérité. Il est en effet faux d’affirmer que les Rédactions romandes ont donné leur accord à la fin de la version imprimée du Matin. Elles y ont été contraintes par l’inflexibilité de Tamedia. Détourner ainsi la vérité est indigne d’une entreprise de presse.

Après l’annonce brutale et sans concertation de la fin de la version imprimée du Matin et d’une quarantaine d’emplois supprimés, après une consultation alibi qui n’a servi à Tamedia qu’à balayer d’un revers de main toutes les alternatives proposées par les Rédactions romandes à son plan de destruction du quotidien orange, l’éditeur montre cette fois qu’il ne méprise pas seulement ses employés et les lecteurs de ses titres mais aussi les pouvoirs publics.

C’est en effet à la suite de l’intervention des Conseils d’Etat vaudois et genevois que les collaborateurs de Tamedia, en grève depuis deux jours et demi, avaient accepté de suspendre leur mouvement de protestation et de reprendre le chemin de leurs rédactions. Un geste important de conciliation qui répondait à deux engagements de leur éditeur: la suspension des licenciements et un retour à la table des négociations afin de trouver, ensemble, des solutions pour sauver des emplois. Or force est de constater qu’une fois encore Tamedia n’a pas tenu son engagement. Après deux semaines de séances de travail où il s’est borné à refuser toutes les propositions faites par la délégation du personnel, il met violemment fin à la médiation. Une décision particulièrement indécente puisqu’elle intervient la veille du dernier jour de production du Matin Semaine.

Si les Rédactions romandes ne sont pas étonnées par le ton arrogant et brutal du communiqué, tant c’est l’attitude adoptée par les représentants de Tamedia depuis le début de cette crise lors des diverses séances, elles sont toutefois stupéfaites de cette décision. Vendredi dernier encore, devant le Conseil d’Etat vaudois, Serge Reymond, directeur des médias payants, avait accepté de poursuivre la discussion à propos de l’avenir de la marque orange. Il s’était même engagé à augmenter le nombre de postes au matin.ch afin de diminuer la casse sociale et avait accepté une nouvelle séance avec Nuria Gorrite et Philippe Leuba début août pour discuter de cette question. La perspective de devoir payer un mois de salaire supplémentaire aux quarante personnes licenciées a eu raison de ses fausses promesses. Alors même que Tamedia a fait 170 millions de bénéfices l’an dernier.

Les Rédactions romandes, impressum et syndicom prennent note que le dialogue social est définitivement rompu à Tamedia et que l’éditeur préfère pousser ses collaborateurs aux dernières extrémités plutôt que de s’asseoir à une table pour dialoguer.

Tamedia: médiation sous l'égide de l'Exécutif vaudois

Publié le 5 Juillet 2018
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Les conseils d'Etat vaudois et genevois ont proposé leurs services dans le conflit qui oppose Tamedia aux rédactions romandes. Ces dernières ont accepté cette médiation et suspendu leur grève.

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Dans le cadre du conflit collectif entre Tamedia et le personnel des rédactions romandes, le Conseil d’Etat vaudois, associé au Conseil d’Etat genevois, a proposé sa médiation aux parties concernées.

Cette médiation a été acceptée à l’unanimité par les rédactions, réunies en Assemblée générale, appuyées par la fédération de journalistes impressum et le syndicat syndicom, ainsi que les avocats des grévistes. Ils tiennent à souligner l’engagement des Conseillers d’Etat. Cette médiation commence lundi matin sous l’égide du Conseil d’Etat, représenté par Madame Nuria Gorrite, Présidente du Gouvernement cantonal, et M. Philippe Leuba.

Les deux parties renoncent à toute action incompatible avec la médiation. La décision a donc été prise de suspendre la grève dès jeudi minuit, tant que la médiation est en cours. Les journalistes grévistes seront donc de retour au travail dès vendredi 8h ou selon leur horaire.

Dans le même temps, Tamedia suspend les licenciements prononcés jusqu’ici au Matin et renonce à toute mesure de rétorsion (notamment aucun licenciement avec effet immédiat et pas de dénonciation de la Convention collective de travail).

Au fil de trois jours de conflits, la centaine de grévistes s’est toujours montrée solidaire et unie. L’attitude des collaborateurs sera la même tout au long de la période qui s’ouvre maintenant.

Première journée de grève à Tamedia

Publié le 4 Juillet 2018
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Les collaborateurs en grève de Tamedia ont manifesté ce 4 juillet devant la tour de l'éditeur à Lausanne. Le mouvement est maintenu en attendant les résultats d'une séance de conciliation jeudi 5 juillet.

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Les collaborateurs en grève des rédactions romandes de Tamedia ont manifesté ce mercredi 4 juillet devant la tour de l'éditeur à Lausanne. La grève des salariés du Matin, de 24 heures et de la Tribune de Genève, entamée mardi à 16h, se poursuit malgré les menaces de licenciement immédiat lancées mercredi matin par Tamedia.

Cette journée de grève a été fortement suivie et soutenue. La manifestation de midi a réuni plus de 300 personnes qui ont exprimé leur colère et leur détermination lors du parcours dans les rues de Lausanne et jusqu'à la tour Edipresse.

Réunis en assemblée générale à 14h, les représentants des rédactions romandes et des syndicats syndicom et impressum ont décidé de:

1. Prendre acte de la volonté de Tamedia de reprendre les négociations, prioritairement sous l'égide de l'office de conciliation du canton de Vaud.

2. Mandater sa délégation - membres du personnel et syndicats - d'aller négocier jeudi.

3. Poursuivre la grève.

4. Réévaluer la situation au terme de l'Assemblée générale prévue jeudi.

Grève à Tamedia: appel à signer la pétition

Publié le 4 Juillet 2018
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Alors que les rédactions romandes de Tamedia sont en grève suite à la disparition annoncée du Matin semaine sur papier et aux licenciements prononcés, elles manifesteront ce 4 juillet à Lausanne et appellent au soutien par le public.

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Le Matin Semaine sur papier devrait disparaître. 36 licenciements ont été prononcés. Le partenariat social a été violé au sein de Tamedia. Les rédactions sont indignées. Elles ont décidé à raison de 88% de faire grève. La grève est légitime et licite. A 12h les rédactions se réunissent pour une manifestation à la Gare de Lausanne et appellent au soutien par le public, les collègues et la politique.

Signez ici la PETITION DE SOUTIEN:

Tamedia a prononcé les licenciements alors qu'une procédure de conciliation était ouverte devant l’autorité vaudoise de conciliation. Par cette décision, Tamedia s’est mise en infraction : elle a pris une mesure de coercition pouvant entraîner une sanction pénale, à savoir une amende jusqu'à 10’000.- Frs.

Il est choquant qu’aucune des mesures alternatives au licenciement collectif, longuement travaillées et développées par les travailleurs et les syndicats, ne soit retenue par Tamedia. Nous exigeons que Tamedia reprenne ce dossier pour rechercher des solutions garantes de la diversité de la presse en Suisse romande, y compris au besoin avec la cession d’un titre. De plus, le retrait des licenciements doit être offert par Tamedia.

Nous nous battons aux côtés des rédactions car c’est un moment décisif, charnière. Après Le Matin, si nous ne réagissons pas à qui le tour? 24heures? Tribune de Genève? Stop au démantèlement ! C’est par un acte fort, la grève, que les rédactions se sont manifestées à une très forte majorité.

La grève d’aujourd’hui est parfaitement licite : elle est la seule mesure qui restait à disposition des travailleurs pour être entendus. La grève est proportionnée, en particulier suite au silence opposé par Tamedia à l’offre de dialogue des gouvernements cantonaux. Il est trop tôt pour se précipiter indûment sur le plan social.

Voilà des mois que les travailleurs et les syndicats ont fait les plus grands efforts pour que Tamedia entende des revendications comme le gel des licenciements pour une durée de deux ans ou l’étude de solutions de rechange. Tamedia est reste sourde à ces appels.

Ces dernières heures, les syndicats et les travailleurs de Tamedia ont été choqués par les communiqués menaçants de Tamedia.

Que Tamedia écoute et revienne sur ces décisions afin de mettre sur pied des solutions favorables à l’emploi et à la diversité de la presse !

Les journalistes de Tamedia en grève

Publié le 3 Juillet 2018
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Les rédactions romandes, indignées par l’annonce de la fermeture du Matin print et les licenciements signifiés par Tamedia alors que les parties étaient en procédure devant la justice, se sont mises en grève.

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Indignés par l’annonce de la fermeture du Matin print et les licenciements signifiés par Tamedia alors que les parties étaient en procédure devant l’office cantonal de conciliation et d’arbitrage en matière de conflits collectifs de travail et par la fin de non-recevoir opposée par Tamedia à leurs propositions tendant à limiter les effets des mesures prises par Tamedia, les rédactions romandes de Tamedia ont décidé à 88%.

· De se mettre en grève dès mardi 3 juillet 2018 à 16h jusqu’à mercredi soir minuit, sans préjudice de mesures ultérieures qui pourraient s’avérer nécessaires.

· De réclamer du groupe Tamedia qu’il s’engage sérieusement, intensément et sans exclusion préalable d’aucune solution, y compris la cession de titres, dans un processus susceptible de sauvegarder la diversité de la presse romande et, à titre provisionnel, que Tamedia offre aux personnes concernées le retrait des licenciements qu’il a signifiés à ses employé-e-s depuis le mois de juin 2018.

Le bulldozer Tamedia fait fi du partenariat social

Publié le 28 Juin 2018
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Tamedia a rompu le dialogue en entamant ce jeudi son plan de licenciements. En agissant ainsi, l'éditeur fait fi du cadre instauré par l'office de conciliation selon lequel aucune mesure de coercition ne peut être prononcée.

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Le personnel des rédactions et ses représentants réunis aujourd’hui en Assemblée générale à 11h a décidé de la marche à suivre. La centaine de participant-e-s a décidé d’alerter l'opinion publique sur les méthodes de l'éditeur et les risques qui vont continuer de peser sur l'ensemble des titres du groupe à brève échéance.

Le personnel et ses représentant-e-s ont annoncé vouloir offrir une dernière chance à Tamedia de retirer les licenciements prononcés ce jour. Le but est également de demander aux gouvernements cantonaux, notamment ceux de Genève et Lausanne, de faire pression sur Tamedia pour qu’il revienne sur sa décision et prenne conscience du rôle qu’il a à jouer en tant qu’éditeur attaché à son cœur de métier dans le processus démocratique. Chaque citoyenne et citoyen de ce pays a droit à une information diversifiée et de qualité !

Le personnel et ses représentant-e-s vont également interpeller le conseil d’administration et son président, M. Supino.

Enfin, l’office de conciliation sera informé de la situation critique vécue par les rédactions et du fait que ce licenciement collectif est à leurs yeux et aux yeux de leurs représentant-e-s une mesure de coercition.

Si mardi 3 juillet 2018 à 11h30, la situation n’a pas évolué, le personnel et ses représentant-e-s décideront de mesures de lutte, pouvant aller jusqu’à la grève.

Le Matin print ne doit pas disparaître

Publié le 25 Juin 2018
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La délégation du personnel présente des projets alternatifs qui éviteront la perte d’un titre historique et 41 licenciements.

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Dans le cadre de la consultation, prévue par le droit fédéral, sur le licenciement collectif projeté par Tamedia, la délégation des employés impressum et syndicom ont obtenu de la Direction de Tamedia des informations et chiffres qui ont permis d’élaborer trois projets alternatifs.

Des propositions concrètes de la part des employés
Le jeudi 21 juin 2018, la délégation, par ses avocats Me Recordon et Me Chavanne, a communiqué à la Direction de Tamedia une première série de projets alternatifs, soit:

· le maintien de la version papier du Matin sans suppression d’emplois, avec des aménagements de politique commerciale, de distribution, de prix et de nouvelles recettes notamment
· une reprise du titre par la rédaction du Matin avec des investisseurs. Les travaux de la délégation sont intenses et visent l’arrivée d’investisseurs potentiels qui soutiendraient les employés dans une telle opération.
· le 3e modèle prévoit un site Matin.ch beaucoup plus développé en contenus marqués par l’ADN Matin et doté de moyens nettement plus considérables pour créer une offre digitale solide dans le monde numérique: Tamedia doit se donner les moyens de rester un éditeur de médias crédible.

Ces trois projets ont pour avantage d’être des alternatives sérieuses permettant d’éviter la disparition du titre sur papier et/ou de réduire très notablement le nombre de personnes touchées par la restructuration.

Le personnel demande une prolongation du délai de consultation
Les Rédactions romandes, impressum et syndicom attendent de la direction de Tamedia un examen approfondi de ces variantes. Se basant sur les directives du Conseil d’Etat vaudois, ils ont aussi demandé une prolongation du délai de consultation avant licenciement collectif au 2 juillet afin en particulier que des investisseurs potentiels puissent s’annoncer pour poursuivre les négociations avec la direction de Tamedia.

Prix ProLitteris du journalisme 2018

Publié le 20 Juin 2018
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Le 23 juin 2018 le Prix ProLitteris, l’un des plus importants prix du journalisme de Suisse, sera décerné à Berne à Alain Campiotti et Anja Conzett au Centre Paul Klee.

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Le 23 juin 2018 le Prix ProLitteris, l’un des plus importants prix du journalisme de Suisse, sera décerné à Berne à Alain Campiotti et Anja Conzett au Centre Paul Klee. Ils recevront respectivement 40'000 francs, à titre de prix principal, et 10'000 francs, à titre de prix d'encouragement. Lauréat du prix principal, Alain Campiotti a été choisi par un jury indépendant et a désigné à son tour la lauréate Anja Conzett pour le prix d’encouragement. Alain Campiotti a été membre près de 40 ans d'impressum qui lui adresse ses plus vives félicitations tout comme à Anja Conzett.

ProLitteris décerne son prix du journalisme tous les quatre ans. La remise des prix aura lieu au Centre Paul Klee à Berne, samedi 23 juin 2018, à 15h30. Edgar Bloch, membre du Comité et président d’impressum-Vaud y représentera l'association et sa section cantonale.

Pour plus d’informations: https://prolitteris.ch/fr/prix-prolitteris-2018-la-societe-de-gestion-prolitteris-recompense-deux-journalistes/

impressum est heureux que ce prix soit notamment décerné cette année à Alain Campiotti qui a été membre actif et fidèle durant près de quatre décennies de 1970 à 2009. Il récompense un journaliste de grande qualité.

Alain Campiotti "a marqué toute une génération par ses articles et ses chroniques fines et percutantes en tant que reporter ou correspondant en Chine, aux États-Unis et au Proche-Orient", observe notamment le jury de Pro Litteris.

Tamedia assassine Le Matin

Publié le 7 Juin 2018
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impressum dénonce la vision purement spéculative de l’éditeur. L’arrêt de cette publication représente une véritable catastrophe pour la Suisse romande!

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Tamedia a annoncé ce jour jeudi 7 juin l’arrêt de la parution du Matin Semaine dans sa version papier. L’éditeur zurichois qui se félicite d’une santé financière excellente, se comporte ainsi comme le croque-mort de la diversité de la presse en Suisse romande syndicom et impressum exigent que le groupe revienne sur sa décision, participe à la recherche d’une solution pour la sauvegarde du quotidien populaire et consulte les employés concernés avec tout le respect qu´ils méritent.

Tamedia prend la décision de stopper la parution du Matin Semaine dans sa version papier, alors même que l’éditeur est devant l’instance vaudoise de conciliation où syndicom, impressum et les rédactions romandes exigent le maintien de la version papier du Matin Semaine et le gel des licenciements sur deux ans. La procédure de conciliation interdit pourtant aux parties toute mesure de coercition.

Tamedia met la charrue avant les bœufs, car avant de négocier un plan social, il faut envisager toute mesure de réorganisation et toute nouvelle stratégie qui puisse éviter à la fois la disparition d’un quotidien et les licenciements. On attend que Tamedia fournisse tous les documents utiles et pertinents pour que la procédure de consultation prévue et imposée par le Code des Obligations puisse être menée conformément aux exigences du Tribunal fédéral. Ce n’est que par le strict respect des conditions de consultation en cas de licenciement collectif que l’on évitera une escalade. Le personnel décidera ces prochains jours de la réaction à apporter suite à cette terrible nouvelle.

Sont concernés 41 collaborateurs que Tamedia maintient dans un doute anxiogène depuis plusieurs mois. Ainsi, après avoir usé physiquement et psychiquement ses collaborateurs, qui attendent depuis plusieurs mois le sort qui sera réservé à leur titre, Tamedia se contente d’annoncer son élimination brutale.

Né en 1984 dans le sillon de La Tribune de Lausanne, Le Matin, tiré à près de 40´000 exemplaires et touchant 218´000 lecteurs, manquerait cruellement à la Suisse romande dont les journaux panaromands se comptent désormais sur les doigts d´une main après la perte de L´Hebdo l´an dernier.

syndicom et impressum en appellent à la responsabilité du groupe Tamedia : ayant acquis en peu de temps trois quarts du tirage de la presse abonnée en Suisse romande, le quasi-monopoliste zurichois a une responsabilité particulière envers le public romand et la diversité de la presse. Etant devenu un des derniers grands employeurs de journalistes et de personnel rédactionnel, Tamedia doit offrir des garanties d’emploi à ses collaborateurs. Le syndicat et l’association professionnelle soutiennent et luttent aux côtés des membres du personnel de la rédaction du Matin Semaine et les accompagnent juridiquement et moralement dans ce conflit collectif.

GHI et Lausanne Cités disent non à Blocher

Publié le 30 Mai 2018
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L'éditeur et fondateur des hebdomadaires gratuits a racheté la totalité des actions des deux titres détenues par Tamedia.

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Coup de théâtre des hebdomadaires gratuits GHI et Lausanne Cités. Leur éditeur et fondateur Jean-Marie Fleury rachète la totalité des actions des deux titres détenues par Tamedia, comme il l'explique dans un communiqué diffusé mercredi. Les détails financiers de la transaction ne seront pas dévoilés.

Jean-Marie Fleury a décidé d'exercer son droit de préemption après l'annonce à la mi-avril du rachat des parts aux mains de Tamedia par Zeitungshaus SA, groupe détenu par Christoph Blocher.

«Pour des raisons sentimentales et parce qu’il s’agit d’une entreprise familiale que j’ai créée il y a près d’un demi-siècle, j’ai choisi de racheter toutes les actions et d’assurer ainsi l’avenir des deux titres dont l’indépendance et la neutralité éditoriale sont garanties», résume Jean-Marie Fleury.

Droit d'auteur: impressum réclame une rémunération

Publié le 23 Avril 2018
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Impressum et impressum vaud a demandé au Parlement d’introduire un nouveau droit à rémunération en faveur des journalistes face aux grands acteurs dans Internet.

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Ce 23 avril 2018, c’est la Journée mondiale du droit d’auteur. impressum demande au Parlement suisse d’introduire dans le projet de révision de la loi concernant le droit d’auteur un droit à rémunération en faveur des journalistes à l’égard des plateformes sur Internet comme Google ou Facebook.

Le projet de révision de la loi a pour but de moderniser la loi sur le droit d’auteur. Le projet de loi contient de bons éléments comme par exemple une protection des photographies plus complète, ce qui est à saluer. Le projet de loi oublie cependant les journalistes qui sont dans une situation difficile. Les journalistes Libres sont d’ailleurs même précarisés. La crise des médias secoue toute la branche. Les journalistes en souffrent. Les articles des journalistes sont utilisés en règle générale gratuitement et en grande quantité sur Internet, par de grands acteurs qui font un chiffre d’affaires très important.

C’est pourquoi impressum demande la reconnaissance d’un droit à rémunération en faveur des journalistes auprès de ces grandes plateformes sur Internet. Cette consécration apporterait un peu plus de justice. La Suisse n’est pas isolée: la Fédération européenne des journalistes (la FEJ) demande aussi un tel droit dans la directive en cours de discussion à Bruxelles sur le droit d’auteur dans le marché unique numérique. Ce n’est pas de mieux rémunérer les journalistes qui remettrait en cause les compromis sur lesquels se fonde le projet de loi. Ce n’est qu’avec des journalistes bien rémunérés que l’on peut prétendre à un journalisme de qualité.

Solidarité avec le Giornale del Popolo

Publié le 18 Mai 2018
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impressum vaud est touché par la fin brutale d'un titre, une perte pour la minorité tessinoise et la Suisse.

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Après la disparition de l'Hebdo en Suisse romande, la Suisse italianophone subit la fin brutale d'un titre qui a exercé un rôle influent au Tessin et en Suisse. Le Giornale del Popolo, plus familièrement GdP, représente en effet un courant politique et de pensée important au sud des Alpes. Au delà des opinions, il fait indéniablement partie du patrimoine culturel de la Suisse italophone depuis plus de 90 ans.
Le Comité d'impressum vaud transmet aux collaborateurs et collaboratrices touchés, aux journalistes et aux membres de la section soeur de l'Associazione ticinese dei giornalisti (ATG) un message de sympathie et de solidarité de toute la section. Il mesure pleinement la dureté de cette mesure pour les personnes directement concernées.
impressum vaud ne doute pas que notre association, par l'ATG et son secrétariat central, apportera, dans toute la mesure du possible, son appui au conseurs et confrères touchés.
Notre section leur souhaite beaucoup de force et de courage.

Une membre d'impressum vaud récompensée!

Publié le 19 Avril 2018
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La journaliste Pascale Burnier, membre d'impressum vaud, fait partie des lauréats du Swiss Press Award 2018. Elle a remporté la catégorie presse locale.

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La journaliste Pascale Burnier, membre d'impressum vaud, fait partie des lauréats du Swiss Press Award 2018. Elle a remporté la catégorie presse locale pour son sujet "Unia, les petits patrons et la fraude de la Caisse du chômage", publié le 28 avril 2017 dans 24 heures.

Un grand bravo à elle!

Réaction après la réponse du Conseil d’Etat vaudois

Publié le 19 Avril 2018
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impressum Vaud salue la réaffirmation du Conseil d’Etat en faveur de la liberté de la presse, mais déplore que le contrôle effectué sur les factures téléphoniques des ministres et de leurs proches entrave le travail des journalistes.

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Impressum et impressum vaud saluent la réaffirmation du Conseil d’Etat en faveur de la liberté de la presse, mais déplorent que le contrôle, même assuré circonscrit, soit effectué sur les factures téléphoniques des conseillers d’Etat et leurs proches et entrave ainsi le travail des journalistes.

Ce jour, le Conseil d’Etat vaudois a répondu publiquement à la lettre ouverte commune d’impressum – Les journalistes suisses, la plus grande organisation professionnelle de journalistes de Suisse et de sa section cantonale impressum vaud, évoquant leurs préoccupations par rapport à des informations parues dans différents médias selon lesquelles le Conseil d’Etat procèderait à un contrôle des factures téléphoniques de ses membres pour remonter aux fuites parues dans la presse.

impressum et impressum vaud notent que le Conseil d’Etat prend au sérieux les préoccupations de l’organisation professionnelle des journalistes exprimées dans sa lettre ouverte. S'ils sont satisfaits que le Conseil d’Etat s'engage à respecter la liberté de la presse et les droits des journalistes, ils relèvent que le Conseil d’Etat ne confirme pas les informations parues dans la presse au sujet du contrôle des factures téléphoniques, ni ne les dément.

impressum et impressum vaud expriment leur satisfaction au sujet de l’engagement du gouvernement vaudois qu’il n’y aura pas de contrôle continu et général des factures téléphoniques et donc que les liens des journalistes avec les conseillers d’Etat et leurs proches sur toutes les affaires générales de l’Etat ne seront pas identifiés. Le caractère ponctuel de ce contrôle est également entendu.

Toutefois, les mesures prises par le gouvernement gardent leur zone d’ombre, en particulier sur leur durée et la rétroactivité. Une réponse du gouvernement, selon laquelle un tel contrôle des factures téléphoniques des conseillers d’Etat ne soit pas effectué, aurait aplani tous les doutes en matière de transparence et aurait été une garantie de la volonté absolue de l'Exécutif en matière de liberté de l'information.

Impressum vaud inquiet du rachat de Lausanne Cités

Publié le 18 Avril 2018
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impressum et impressum vaud exhortent Christoph Blocher à respecter l’indépendance rédactionnelle des journaux gratuits que son groupe veut racheter à Tamedia.

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L’affaire qu’on pressentait depuis la mi-mars est ce jour officiellement annoncée. La Zeitungshaus AG de Christoph Blocher vend la «Baselzeitung» (BaZ) et en contre-partie, reprend toute une série de participations dans des journaux gratuits en Suisse alémanique et en Suisse romande, dont le Lausanne Cités et son pendant genevois, le GHI.
impressum est préoccupée par la reprise de ces journaux gratuits. Avec les feuilles appartenant avant au groupe Zehnder, Blocher sera le plus grand propriétaire de feuilles d’annonces gratuites en Suisse alémanique. C’est pourquoi impressum demande à Christoph Blocher qu’il garantisse publiquement l’indépendance rédactionnelle de ces journaux au sens de la «Déclaration des devoirs et des droits des journalistes».

Par ailleurs, impressum estime que la reprise de la Basler Zeitung amène la chance que la BaZ revienne à une orientation politique plus équilibrée, comme cela correspond à la tradition des plus anciens journaux suisses. Avec Blocher comme propriétaire et Markus Somm comme rédacteur en chef, la BaZ était imprégnée d’une couleur bourgeoise de droite.

Cependant, avec la reprise de la BaZ par Tamedia, il y a la menace qu’il ne reste à Bâle de la BaZ qu’une rédaction locale et que les autres rubriques soient alimentées par la rédaction centrale de Zurich. Cette stratégie, Tamedia l’applique déjà au «Bund», à la «Berner Zeitung», au «Landbote», à la «Tribune de Genève» et à d’autres journaux. impressum redoute que finalement cela mène à une nouvelle vague de licenciements à la BaZ.

C’est pourquoi impressum demande à Tamedia de garantir que le nombre de places dans la rédaction, nombre qui s’est déjà fortement réduit, subsiste au moins dans la mesure actuelle et que les contenus de toutes les rubriques soient produits comme aujourd’hui à Bâle.

Liberté de presse: lettre au Conseil d'Etat

Publié le 12 Avril 2018
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impressum et impressum vaud, ont adressé une lettre ouverte à la présidente du Conseil d’Etat vaudois. Ils sont préoccupés suite à des informations quant à sa politique envers la presse.

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Au sujet des informations parues dans divers médias quant à un contrôle des numéros de téléphone sur les factures des conseillers d’état, voire d’autres agents de l’Etat pour les douze derniers mois et à l’avenir, en lien avec les démélés fiscaux d'un magistrat, ils précisent :

«Cette manière de faire permettant d’identifier nos consoeurs et confrères comme contact et de discerner de cette façon le contenu des échanges d’informations les plus diverses, abordés sur une très large durée nous semble absolument disproportionnée.
Si le principe de la confidentialité des débats doit être respecté, une telle disposition dépasse de loin le cadre des usages en vigueur dans notre pays et nos cantons. Il nous semble que les révélations faites sur la situation fiscale d’un membre de votre gouvernement sont d’intérêt public et n’ont pas un caractère si grave pour justifier un tel contrôle général.
D’ailleurs, seul un juge serait en mesure de l’apprécier et de l’ordonner dans le respect de la loi par le déclenchement formel d’une enquête administrative rendue publique. Mais surtout le procédé viole le principe de la protection des sources, garantie par l’article 28a du Code pénal. Le secret rédactionnel est aussi garanti par l’article 17 alinéa 3 de la Constitution fédérale. Les exceptions prévues à cette protection sont des cas très graves comme un homicide dont l’élucidation ne pourrait pas se faire sans atteinte à la protection des sources. Dans le cas qui nous occupe, la situation n’a de loin pas atteint ce caractère de gravité.
impressum et la section cantonale d’impressum vaud demandent expressément, ainsi qu’à tous les membres du gouvernement vaudois, de ne pas bafouer la liberté de presse par une mesure qui aboutit au risque de contrôle exagéré des journalistes.»
Toutes deux tiennent à rappeler que « la Cour européenne des droits de l’homme a jugé que la protection des sources était la pierre angulaire de la liberté d’information, garantie par la Convention européenne des droits de l’homme. Sa remise en question, voire son absence, serait dissuasive dans le soutien que votre gouvernement porte à la presse dans son travail d’information au public sur des questions d’intérêt général prévus par la Constitution fédérale et la Convention européenne des droits de l’homme. Elle entrave sérieusement les relations professionnelles naturelles entre la presse, le gouvernement et l’Etat.
Sur un plan plus général, se pose aussi la question de la protection des données. Les journalistes sont aussi des citoyennes et des citoyens et font leur métier au plus près de leur conscience, de leur déontologie et de l’intérêt public. La liberté de l’information exige recherche et rigueur et mérite une transparence digne d’une démocratie soucieuse du respect des normes constitutionnelles et légales en vigueur dans la presse.
Nous vous prions donc de surseoir au contrôle proposé dans les meilleurs délais.
Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions de recevoir, Madame la présidente, nos respectueuses salutations.»

Première réponse de la présidente Gurite

Dans une première réponse, la présidente du gouvernement Nuria Gorite réagit :
«Votre lettre ouverte de ce jour nous est bien parvenue et a retenu toute notre attention. Le Conseil d'Etat y répondra dans les meilleurs délais. Permettez-nous de dissiper cependant d'emblée tout malentendu en vous faisant d'ores et déjà savoir que les dispositions prises par le Conseil d'Etat (à distinguer des informations non confirmées reprises par divers médias) à la suite des fuites qui ont concerné son fonctionnement interne et dont il entend se protéger, ne sont en aucune façon de nature à entraver le travail des journalistes. Le Conseil d'Etat n'ignore rien des droits attachés à votre profession; il entend évidemment les respecter.

Avec mes salutations cordiales et respectueuses.
Nuria Gorrite - Conseillère d État
Cheffe du DIRH »

Procédure de conciliation Tamedia: réponse attendue

Publié le 12 Avril 2018
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Tamedia doit répondre vendredi vendredi 13 avril à la requête de conciliation déposée par les rédactions romandes de Tamedia. De plus une audience est prévue le 18 avril prochain.

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La semaine dernière, Tamedia a répondu publiquement à la requête de conciliation déposée par impressum, syndicom et les rédactions romandes de Tamedia. Les propos publics inutilement provocateurs de Tamedia sont regrettés. impressum souhaite au contraire que cette opportunité pour concrétiser sa volonté de partenariat social soit saisie.

Dans le plus pur respect de la CCT, la procédure de conciliation en cours complète la CCT, la matière des revendications des requérants ne faisant pas l’objet de la CCT. Pour mémoire, impressum, syn-dicom et les rédactions romandes de Tamedia demandent dans leur requête en conciliation:
- un gel des licenciements durant deux ans,
- le maintien du Matin Semaine et de 20 Minutes sous leur forme papier et
- l’investissement financier du groupe dans les rédactions, notamment.
L’entreprise fait d’excellents résultats financiers mais n’exclut pas des licenciements, ni le passage du Matin Semaine sous forme on-line et la disparition du titre dans sa version papier.

impressum, syndicom et les rédactions romandes de Tamedia souhaitent que Tamedia saisisse cette opportunité pour concrétiser sa volonté de partenariat social

Conflit à Tamedia: requête de conciliation déposée

Publié le 28 Mars 2018
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impressum, syndicom et les rédactions romandes de Tamedia ont déposé une requête de conciliation à l’Office vaudois de conciliation dans le conflit collectif autour de la restructuration en cours.

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Les rédactions romandes de Tamedia, soutenues par leurs deux associations et syndicats, impressum et syndicom, ont décidé lors de deux assemblées hier après-midi, de saisir l’Office cantonal vaudois dans le conflit collectif autour de la restructuration en cours à Tamedia. Ils demandent que leurs revendications soient prises au sérieux, que des négociations soient ouvertes avec le Groupe et que ce dernier accepte les demandes déposées en conciliation.

En août dernier, Tamedia a annoncé une restructuration qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2018. Depuis cette date, les rubriques Monde, Suisse, Economie et Sports de la Tribune de Genève, dans la Genève internationale, n’ont plus qu’une «demi-rédaction». Depuis cette date toujours, les 60 journalistes qui ont été regroupés dans la rédaction T à Lausanne, ne travaillent plus uniquement pour le titre qui les a engagés mais pour les pages suprarégionales des trois titres: le Matin Dimanche, 24Heures et la Tribune de Genève. Par ailleurs, la rédaction du Matin Semaine a fusionné avec 20 Minutes et l’avenir de ce titre est incertain. La situation pour les collaboratrices et les collaborateurs suscite beaucoup de craintes et génère un climat de travail délétère.

Depuis août dernier, les associations et les rédactions ont fait valoir des demandes d’information, de consultation et de négociation mais la Direction de Tamedia n’en a, jusqu’à présent, pas tenu compte. Elles demandent dans leur requête en conciliation un gel des licenciements durant deux ans, le maintien du Matin Semaine et de 20Minutes sous leur forme papier, l’investissement financier du groupe dans les rédactions, notamment. L’entreprise fait d’excellents résultats financiers mais n’exclut pas des licenciements, ni le passage du Matin Semaine sous forme on-line et la disparition du titre dans sa version papier. Diverses actions ont été menées par le personnel, mais le dialogue social en est au point mort depuis que les rédactions ont décliné l’invitation de la direction générale à une rencontre où celle-ci prétendait désigner elle-même les représentants du personnel.

Afin de tenter de renouer le dialogue, impressum, syndicom et les rédactions romandes du groupe ont déposé ce jour une requête de conciliation pour la sauvegarde des postes de travail dans tous les corps de métiers touchés, des conditions de travail décentes, des droits de consultations du personnel et pour la diversité de la presse en Suisse romande.

ATS, Berner Zeitung et Bund manifestent

Publié le 22 Mars 2018
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Avec le soutien d'impressum, les médias ont manifesté à Berne devant l'hôtel où le patron de Tamedia prenait part à une conférence sur la manière de créer des conditions favorables à la diversité de la presse.

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Invité du Business Club de Berne ce jeudi 22 mars pour un « Lunch Event » au Bellevue Palace, Pietro Supino, président du conseil d’administration de Tamedia et de l’association des éditeurs privés Médias suisses, tient une conférence sur «comment un groupe de médias fort en Suisse crée des conditions favorables à un journalisme indépendant et à la diversité de la presse».

Pietro Supino! Celui-là même qui joue un rôle central dans les démantèlements en cours au sein du paysage médiatique suisse, des restructurations qui appauvrissent de plus en plus la diversité dans ce domaine!

Pour souligner toute l’absurdité d’un tel discours, les journalistes du Bund, de la Berner Zeitung et ceux de l’Agence télégraphique suisse (ATS) organisent au même moment une manifestation devant l’Hôtel Bellevue. C’est la première fois qu’ils interviennent ensemble publiquement afin d’attirer l’attention sur les développements alarmants dans la presse. La disparition du pluralisme dans les médias est symbolisée par des masques, tous identiques, à l’effigie de M. Pietro Supino.

Depuis le début de l‘année, tous les titres de Tamedia contiennent plusieurs pages identiques conçues par les rédactions communes du groupe. Les journaux régionaux Bund et Berner Zeitung, par exemple, ne se distinguent plus que par leur couverture locale. A court ou moyen terme, la fusion des deux titres semble de plus en plus probable.

La semaine passée, le groupe Tamedia a publié ses résultats pour l’année 2017, avec un bénéfice en hausse, atteignant 170 millions de francs. Alors que le montant des dividendes pour les actionnaires n’est pas remis en question, l’entreprise a confirmé la suppression de postes dans ses rédactions, dans le cadre du projet Tamedia 2020 : le personnel actuel est trop nombreux pour la nouvelle structure. Les départs naturels ne suffisant pas, des licenciements seront prononcés prochainement.

Tamedia compte parmi les plus gros actionnaires de l’Agence télégraphique suisse (ats) qui vient d’être amputée d’un quart de ses postes. L’ats appartient aux éditeurs suisses, dont Pietro Supino est le président. Ces mêmes éditeurs ont forcé l’ats à réduire ses tarifs, une baisse qui a précipité les difficultés financières qu’affronte l’agence depuis plusieurs mois.

Les situations précaires et délétères au sein des rédactions du Bund, de la Berner Zeitung et de l’ats sont étroitement liées. Ce ne sont pas uniquement les éditeurs solides de médias les plus divers qui sont garants de la pluralité médiatique en Suisse. Ce sont aussi et surtout les rédactions et leurs journalistes. Les démanteler, c’est uniformiser.

impressum veut créer un fonds de grève

Publié le 16 Mars 2018
@ChTalos
@ChTalos

Impressum s’est réunie en assemblée des délégués à Versoix. Les délégués, dont 3 membres d'impressum Vaud, ont créé un fonds de grève et voté une résolution appelant à l’aide directe et indirecte à la presse.

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L’Assemblée des délégués d’impressum-les journalistes suisses, dont trois représentants d'impressum Vaud, s’est réunie ce vendredi 16 mars 2018 à Versoix (GE). Dans le contexte électrique actuel, où les grands éditeurs comme les petits procèdent à des restructurations de toutes parts, impressum-les journalistes suisses a proposé de constituer un fonds de grève.

Après un débat riche, où il a notamment été question de la grève à l’ATS et de la restructuration en cours chez Tamedia, les délégués ont accepté à une large majorité la création d’un tel fonds. Ces réserves permettront à impressum-les journalistes suisses de proposer à ses membres en grève de compenser leur perte de salaire.

L’Assemblée des délégués a également accepté à l’unanimité qu’impressum participe au projet romand de l’association Fijou pour un nouveau financement du journalisme, comme membre fondateur. Le « Pacte de l’enquête » aide des projets d’enquête présentés par des journalistes indépendants ou par des rédactions. impressum espère la mise en place d’un tel instrument également en Suisse alémanique et italophone.

Dans cette résolution, impressum a réitéré sa position en faveur d’aides directes de la Confédération et des cantons aux médias écrits et électroniques.

L’organisation professionnelle a également suggéré de nouvelles voies pour financer le journalisme, comme celle de la déductibilité fiscale du prix d’un abonnement pour le contribuable. Les délégués ont également accepté de créer une nouvelle communauté d’intérêts pour les journalistes entrepreneurs.

impressum-les journalistes suisses ne fait pas l’économie de sa propre remise en question. Aussi a-t-il été question lors de l’assemblée d’une éventuelle réorganisation de l’organisation professionnelle, en vue d’alléger les coûts tout en tâchant de conserver sa propre force de frappe.

Gisèle Botarelli nommée membre d'honneur

Deux membres d’honneur ont été désignés. Il s’agit de Gisèle Bottarelli, la dévouée secrétaire de notre section vaudoise durant 52 ans, et de Frédéric Gonseth, réalisateur du film « Le printemps du journalisme » qui revient notamment sur la suppression pure et simple de L’Hebdo en février 2017.

impressum, qui travaille toujours à son rapprochement avec les autres syndicats des médias Syndicom et SSM, a réitéré son rôle d’arbitre dans un monde médiatique en constante évolution.

Résultats Tamedia: impressum dénonce

Publié le 13 Mars 2018
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Tamedia a annoncé des recettes de 181 millions alors que la restructuration se fait au pas de charge. impressum dénonce le climat de travail, les rumeurs de licenciement collectif incessantes et la perte d’identité des titres qui en découle.

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Ce jour Tamedia a annoncé de recettes du groupe de 181 Millions (EBIT). impressum et impressum Vaud sont d’avis que l’excédent de recettes ne doit pas aller aux actionnaires mais aux rédactions qui souffrent de l’actuelle restructuration. impressum demande à ce que ces sommes soient investies dans le journalisme, « core business » de cette entreprise. Si cette société peut fêter cette année son 125ème anniversaire, c’est grâce aux journaux et aux journalistes et non pas aux sites commerciaux numériques. impressum demande une fois encore que les bénéfices des sites commerciaux numériques aillent dans le journalisme.

Tamedia doit arrêter de rejeter toute idée de "subvention croisée". Etant donné que la symbiose naturelle entre la publicité et le journalisme a été la combinaison gagnante depuis les débuts de l’existence de l’entreprise, la publicité devrait continuer à financer le journalisme dans le groupe Tamedia.

Si Tamedia refuse de continuer de financer le journalisme, il faut bien alors que l’entreprise marque une ouverture à d’autres modes de financement. impressum critique en particulier la position de Tamedia dans les associations Médias Suisses / Schweizer Medien fermée à toute aide directe publique au journalisme.

impressum dénonce au surplus le climat de travail délétère induit par la restructuration. Il ne se passe pas une semaine sans la rumeur d’un licenciement collectif sans précédent. Pourtant Tamedia a promis que la restructuration lancée en 2017 avec le but principal d’épargnes se ferait sans licenciement au 1er janvier 2018. Dès le 2 janvier, il en allait tout autrement. Il n’y a pas de fatalité à de nouveaux licenciements collectifs. La Direction doit accepter la revendication des rédactions romandes d’un gel des licenciements durant au moins deux ans. Le groupe engrange suffisamment de recettes pour investir enfin dans les rédactions, plutôt que d’attendre que les journalistes partent les uns après les autres, pour dessécher les rédactions jusqu’à les rendre exsangues.

impressum constate par ailleurs que certains titres, comme la Tribune de Genève, perdent leur identité. impressum regrette vivement qu’il n’y ait plus pour la Genève internationale, et la Berne capitale, les deux villes aussi importantes que Zurich, des journaux qui méritent leur nom. impressum regrette la perte massive de diversité induite par la restructuration en cours.

Action de protestation de l'ATS

Publié le 12 Mars 2018
Photo: impressum/ats
Photo: impressum/ats

Le personnel de l’ats a mené une action de protestation à Berne. Pour symboliser les plans fumeux de la direction, le logo de l'entreprise formé par 80 employés est peu à peu parti en fumée.

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L’ats est en plein démantèlement. Plus de 15 personnes ont reçu une lettre de licenciement depuis début janvier et des dizaines d’autres des modifications de leur contrat sous la forme d’une réduction du temps de travail, et ce alors qu’une procédure de conciliation devant le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) est pendante.

Les employés de l’ats ont manifesté leur mécontentement sous la devise «L’ats se désagrège - Stop au démantèlement» lors d’une action de protestation qui a été filmée. La vidéo se trouve sur le lien ici

Par cette action, les journalistes protestent contre la restructuration qui suit son cours, comme si de rien n’était, malgré la conciliation qui a été décidée. La commission de rédaction (CoRé), l’association professionnelle impressum et le syndicat syndicom exigent donc que la restructuration soit suspendue jusqu’au terme de ce processus engageant l’office de conciliation en matière de conflits du travail du SECO.

Le personnel exige aussi une réduction des suppressions d’emploi, un plan social digne de ce nom pour les personnes licenciées et une stratégie claire et concrète pour le futur de l’agence.

Nouvelle venue au comité vaudois!

Publié le 5 Mars 2018
Photo: ch.Talos
Photo: ch.Talos

L’Assemblée générale d'impressum vaud, qui s'est tenue ce lundi, a élu Samantha Lunder, journaliste au journal La Côte, au Comité de la section.

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L’Assemblée a également donné mandat au Comité de la section de lui proposer pour 2019 des scénarios de réforme du Fonds de solidarité commun d’impressum vaud et de l’Association genevoise des journalistes (AGJ).

Enfin, les membres ont eu une très riche discussion sur la délivrance de la carte de presse d’impressum. Les idées esquissées devront être reprises dans les diverses instances de l’association qui s’occupent de cette question pour déboucher sur une solution satisfaisante dans l’idée de réhabiliter la profession.

Gisèle Bottarelli élue membre d'honneur

Publié le 5 Mars 2018
Gisèle entre son premier président René Langel et son dernier Edgar Bloch (photo: ch.Talos)
Gisèle entre son premier président René Langel et son dernier Edgar Bloch (photo: ch.Talos)

Bien connue de tous les membres d'impressum vaud, Gisèle a été élue par acclamation par l'assemblée générale ce lundi.

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L’Assemblée générale d'impressum vaud a élu par acclamation Gisèle Bottarelli, ancienne secrétaire de la section, membre d’honneur pour son engagement exceptionnel et durable, au service durant plus de quatre décennies, de 17 présidents de la section vaudoise.

La société veut des médias forts

Publié le 4 Mars 2018
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Pour impressum le rejet massif de «No Billag» confirme l’attachement des citoyens à des médias de qualité. L'urgence est de s’attaquer dorénavant à la situation de la presse écrite et des médias en ligne.

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Le vote clair contre « No Billag » a confirmé l’importance d’un paysage médiatique pluraliste et fort pour la société suisse. Elle se dit prête à payer une redevance pour des médias de qualité. Avec ce “non”, c’est le public qui est gagnant, il pourra disposer de médias lui permettant de se forger librement son opinion, ce qui est un véritable atout pour la démocratie. Ce “non” est aussi un gage pour toutes les régions de Suisse, pour qu’elles puissent continuer de se fonder sur une offre de médias égale.

Du soutien public rapide pour l’ensemble des médias

Pour i impressum, c’est le moment maintenant de traiter la situation très inquiétante des médias privés. Les restructurations s’y succèdent sans trêve. Des coupes sont en cours ou ont été annoncées chez Tamedia, Ringier, ATS, AZ Medien, Groupe NZZ, Somedia et d’autres. Des journaux disparaissent, comme l’Hebdo, ou les rédactions sont obligées de produire leur contenu ensemble avec d’autres titres pour compenser les réductions de personnel décidés par les éditeurs sous la pression économique toujours plus forte. La diversité d’informations et d’opinions publiées a déjà drastiquement diminué.

D’autres journaux sont menacés, comme le Matin Semaine dont Tamedia souhaite à l’avenir n’offrir qu’une version en ligne. Les rédactions de l’ATS sont réduites d’un quart et encore plus de coupures sont attendues. Il faut que les dirigeants politiques s’emparent de cette situation inquiétante pour la démocratie et prennent des mesures très rapidement en vue de soutenir financièrement les titres et les journaux en ligne, par exemple par l’intermédiaire d’une fondation comme l’a suggéré la Commission fédérale des médias (COFEM) en 2014.

Après ce “non”, il ne faut plus hésiter à aller de l’avant pour l’avenir de nos médias qui contribuent à la formation de l’opinion publique et sont indispensables aussi pour la démocratie. Le projet de loi sur les médias pourra jeter les fondations d’un soutien financier des journaux en ligne. Confédération et cantons doivent s’engager pour un soutien fort du journalisme aussi dans la presse écrite.

Venez nombreux à notre prochaine AG

Publié le 25 Février 2018
Twitter/ats
Twitter/ats

Notre prochaine assemblée générale aura lieu le 5 mars à 12h à la Salle de la Fraternité à Lausanne. Venez soutenir les combats de votre section!

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La mise à mort de l'Hebdo début 2017, la fusion forcée entre le Matin et 20 Minutes, le rapprochement tout autant forcé entre les rédactions de 24 Heures, la Tribune de Genève et le Matin Dimanche, La Côte en grandes difficultés, l'ATS amputée sans oublier l'attaque contre le service public avec No Billag... La presse est à la peine et le journalisme se précarise.

Dans ce contexte difficile et douloureux, impressum court d'un incendie à l'autre tentant de d'éteindre le feu et de sauver ce qui peut encore l'être.

Pour soutenir les combats d'aujourd'hui et ceux à venir, impressum Vaud a urgement besoin de votre engagement et de vos forces. Une association est le reflet de ses membres et elle peut être à leur image, forte, courageuse et solidaire. Faites le pas et participez nombreux à l'Assemblée générale.

La rédaction de l'ATS veut poursuivre les négociations

Publié le 22 Février 2018
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La rédaction attend de vraies négociations, a-t-elle indiqué jeudi devant les médias, en présence notamment de représentants d'impressum.

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La rédaction de l'Agence Télégraphique Suisse (ats) n'accepte pas la rupture des négociations par le conseil d'administration. Elle est d'accord pour entamer une procédure de conciliation, mais à condition que les licenciements soient suspendus.

La rédaction attend toujours des vraies négociations. (Keystone)
La rédaction attend toujours des vraies négociations, a-t-elle indiqué jeudi devant les médias à Berne, avec les syndicats Syndicom et impressum. Face à l'obstruction systématique du conseil d'administration, elle salue l'appel à un organe de conciliation pour rétablir un dialogue, mais à condition que les licenciements soient suspendus pendant toute la durée de la procédure.

Sans une telle suspension, cette conciliation ferait figure de farce, estiment les journalistes de l'agence de presse nationale. La procédure ressemblerait à un exercice alibi, car le réexamen de la restructuration représente un enjeu majeur pour la rédaction.

Une restructuration comme l'entend le conseil d'administration - qui prévoit la suppression de 36 emplois à plein temps sur 150 - rendrait obsolète une discussion sur la stratégie de l'ats et ferait obstacle à une offre de base en informations en trois langues, selon la rédaction.

Le seul point de conciliation qui reste est l'élaboration du plan social. Un tel déséquilibre comme point de départ du processus de conciliation est inacceptable pour la rédaction. Cette dernière se réunira dans une semaine lors d'une nouvelle assemblée générale. D'ici là, la grève reste suspendue.

Plan social "gonflé" artificiellement
Le personnel reproche au conseil d'administration de "gonfler" artificiellement le montant consacré au plan social. Matthias Hagemann, membre de ce conseil, a évoqué dans la presse un plan social généreux et a dit que des concessions ont été faites durant les négociations. Or, dans les 2,5 millions de francs annoncés se cachent des coûts qui n'ont rien à faire dans un plan social.

Ces coûts n'améliorent pas la situation des cas de rigueur, mais sont, selon la loi, à la charge de l'employeur. Ont ainsi été inclus les coûts générés par la suspension des licenciements pendant les négociations, tout comme les coûts des licenciements qui n'ont pas pu être prononcés comme prévu et les coûts liés au soutien psychologique à disposition des employés licenciés.

En soustrayant ces montants, le plan social actuellement proposé se monte à 1,9 million, soit exactement le même montant qu'au stade avant les négociations. Or, avec les quelque 20 millions de réserves que détient l'ats, il y a assez de moyens pour élaborer un plan social réellement généreux et assurer l'avenir de l'agence, estiment le personnel et les syndicats.

Lundi, le conseil d'administration de l'ats a considéré que les négociations avec la commission de la rédaction ont échoué, après quatre réunions. Vendredi dernier, le conseil d'administration avait déjà indiqué qu'il souhaite désormais s'en remettre à l'Office fédéral de conciliation du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO).

Le conseil d’administration de l'ATS critiqué

Publié le 19 Février 2018
dr: Urs Thalmann
dr: Urs Thalmann

Après quatre rondes de négociations, les principales revendications de la rédaction n’ont pas été prises en compte, indique Impressum

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Vendredi, les représentants du conseil d’administration ont, de manière unilatérale, fait appel à l’Office fédéral de conciliation en matière de conflits collectifs du travail. La délégation de la rédaction estime que l’intervention d’une médiation externe mérite d’être envisagée, à condition cependant que toutes les mesures de démantèlement restent suspendues pendant la durée du processus. Pour la délégation de la rédaction, une médiation ne peut être efficace que si la direction ne met pas la rédaction constamment devant des faits accomplis. Une démarche de conciliation présuppose aussi que l’objet de la médiation - dans le cas présent l’ampleur des suppressions de postes - ne devienne pas obsolète avant la fin du processus. Ainsi, aucun autre licenciement ne doit être prononcé jusqu’au terme de la médiation et les délais des licenciements déjà prononcés doivent restés suspendus. Il revient maintenant à la rédaction de trancher si elle souhaite une médiation externe et, si oui, à quelles conditions. Elle devra aussi décider des suites à entreprendre après ces derniers développements. Pour ce faire, une assemblée de rédaction aura lieu prochainement.

Les revendications principales de la rédaction sont les suivantes :

1. Réduction des mesures de restructuration, basée sur une stratégie rédactionnelle développée en collaboration avec la rédaction

2. Suspension de tous les licenciements et des mesures de restructuration jusqu’à ce qu’une stratégie rédactionnelle soit élaborée

3. Plan social offrant notamment aux personnes proches de la retraite des conditions dignes de ce nom

4. Reconnaissance du caractère de service public qui doit continuer de figurer dans les lignes directrices de l’agence

5. Couverture du déficit par les réserves de l’ats (plus de 16 millions de francs), déficit causé par la pression sur les prix des éditeurs (et propriétaires de l’ats)

Début janvier, la direction de l’ats a annoncé la suppression de 35,6 postes de journalistes à temps plein sur 150. Comme elle n’a montré aucune volonté de compromis après la consultation obligatoire du personnel et qu’une grève d’avertissement n’a déclenché aucune réaction , la rédaction de l’ats est entrée en grève indéterminée le 30 janvier 2018. Celle-ci a été suspendue le 2 février en faveur des négociations avec le conseil d’administration.

ATS: première ronde de négociation

Publié le 15 Février 2018
dr: Urs Thalmann
dr: Urs Thalmann

La première ronde de négociation entre le Conseil d’administration et le personnel de l’ATS s’est déroulée mardi 13 février. La rédaction a décidé de continuer de suspendre la grève.

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La délégation de négociation réunissant des représentants de la Commission de rédaction, de l’association professionnelle de journalistes impressum et du syndicat Syndicom ne s’exprimera pas sur le contenu des négociations tant qu’elles sont en cours. Les discussions pourraient être achevées au début de la semaine prochaine. Une assemblée du personnel statuera sur les résultats. Les participants aux négociations et tous les journalistes concernés par la restructuration tiennent à ce que les discussions ne soient pas perturbées pour aboutir à un résultat satisfaisant.

ATS: suspension de la grêve et place à la négociation

Publié le 2 Février 2018
dr: Urs Thalmann
dr: Urs Thalmann

La grève de l’ATS est suspendue pour l’heure, la rédaction se réserve d’y recourir à nouveau en cas de nécessité. Elle demande au Conseil d’administration d’accepter ses conditions lors des négociations qui vont s’ouvrir.

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L’Assemblée de la rédaction a décidé le 2 février, à une grande majorité, de suspendre la grève qui a commencé mardi. Dès 16h, le service d’informations a fonctionné à nouveau normalement. Les membres de la rédaction ont exprimé très clairement leur volonté de recommencer le mouvement si le Conseil d’administration n’acceptait pas les revendications de la rédaction.

La rédaction salue la volonté du Conseil d’administration, même si tout reste ouvert et que le conflit social n’est pas terminé, les principales revendications de la rédaction faisant l’objet de négociations n’ont pas encore été acceptées. Parmi celles-ci, figure la suspension des licenciements. L’Assemblée de rédaction avait déjà donné le mandat de négocier à la Commission de rédaction et aux organisations de journalistes impressum et syndicom. Elle décidera sur la base du déroulement des négociations si les conditions pour la paix du travail sont à nouveau réunies.

En ces jours difficiles pour nos consoeurs et confrères, bien des membres d’impressum, notamment, ont étoffé par leur dons le fonds de solidarité de l’ATS. Quelques sections dont la vôtre, par l’intermédiaire du Fonds de solidarité d’impressum vaud et de l’Association genevoise des journalistes, ont fait des gestes conséquents. Cet élan de générosité confirme que la solidarité et la confraternité restent plus que jamais des buts essentiels de notre association.

ATS: un premier entretien, mais pas encore de résultat

Publié le 1 Février 2018
dr: Urs Thalmann
dr: Urs Thalmann

Les grévistes de l’ATS ont attiré près de 300 personnes, venues manifester leur solidarité jeudi devant les bâtiments de la RTS à Lausanne.

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Les journalistes de l’ATS en grève bénéficient toujours d’un large soutien. Une partie des employés de la SSR ont accueilli les grévistes ce matin, jeudi, avec du café et des pâtisseries. Les salariés de la SSR ont fait preuve de solidarité vis-à-vis des rédacteurs de l’agence de presse nationale. En plus du président de l’Union syndicale vaudoise Yves Defferrard, les conseillers nationaux Ada Marra (PS), Olivier Feller (PLR), Claude Béglé (PDC) et le municipal de Vevey et député Jérôme Christen (AdC) ont notamment pris le micro pour défendre les journalistes. Ils ont souligné le rôle premier de l’ATS en Suisse en tant que fournisseur d’informations de qualité et ont plaidé pour le maintien de l’entreprise dans sa forme actuelle. Olivier Feller a même évoqué que « l’ATS jouait un rôle systémique » comme une grande banque dans un autre secteur.

Simultanément, une délégation de trois membres de la commission de rédaction de l’ATS a rencontré une délégation du conseil d’administration à Zurich pour un entretien préalable. Le président du CA Hans Heinrich Coninx, le vice-président Hanspeter Lebrument et Matthias Hagemann ainsi que le CEO Markus Schwab étaient présents. La discussion a duré près de deux heures et demie et s’est déroulée dans une atmosphère constructive. En résumé, le CA est prêt à entamer des négociations ces prochaines semaines avec la rédac-tion et les syndicats sur différents points.

La grève se poursuit
Le personnel est heureux d’apprendre que le CA se montre ouvert à trouver avec lui des solutions. Le CA a accepté de discuter face à la pression massive des employés. Par conséquent, les journalistes réunis en assemblée à Lausanne ont pris la résolution de décider demain des prochaines étapes à franchir. La grève se poursuivra donc vendredi, 2 février, quatrième jour du mouvement.

Les grêvistes de l’ATS à Lausanne ce jeudi

Publié le 31 Janvier 2018
dr: Urs Thalmann
dr: Urs Thalmann

Au 2ème jour de la grêve, le personnel de l’ATS s'est rendu à Zurich, rejoignant le siège de Tamedia, accompagné par des sympathisants et des membres d’autres rédactions.

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La grande solidarité manifestée à Zurich conforte les grêvistes dans leur combat. Elle montre qu’il n’en va pas seulement de leurs emplois mais aussi que leurs confrères apprécient le service de base que l’ATS fournit quotidiennement. La restructuration exagérée et précipitée voulue par la direction de l’agence met en danger ce service si important pour la formation des opinions en Suisse.

Cap sur la Suisse romande au troisième jour de grève
Au vu du silence persistant du conseil d’administration et de l’intransigeance de la direction, la rédaction de l’ATS a décidé de poursuivre sa grève jeudi 1er février. Comme le mouvement est national et concerne toutes les régions linguistiques de Suisse, les grévistes se rendront en Suisse romande. Là aussi, de nombreuses rédactions ont exprimé leur solidarité, car elles ne peuvent pas se passer des services de l’agence, en termes de volume et de qualité. L’offre médiatique romande risque de se réduire de plus en plus sans les prestations actuelles de l’ATS.

Revendications maintenues
Le personnel est déterminé à faire valoir ses revendications. Le silence persistant du conseil d’administration et de la direction le conforte dans son combat pour de véritables négociations. Les journalistes n’ont jamais été pris au sérieux pendant la période de consultation. La commission de la rédaction n’a pas eu accès à toutes les informations, et la direction a refusé de discuter des revendications principales. Elle a privilégié la politique de «à prendre ou à laisser» en proposant un plan social insuffisant.

Rappel des principales revendications du personnel
• Que le plan de restructuration soit suspendu (licenciements, soi-disant mises à la retraite de personnes qui ont 60/61 ans et plus, diminutions de temps de travail) jusqu’à ce qu’une stratégie pour l’avenir de l’ATS soit proposée pour préserver les prestations et la mission de service public de l’ATS

• Que la direction et le conseil d’administration de l’ATS entament des négociations sérieuses avec la commission de la rédaction et les organisations de journalistes

• Qu’une solution soit trouvée afin que les collaborateurs les plus âgés ne se retrouvent pas en difficultés financières

• Qu’un bon plan social soit négocié pour tous.

Reconduction unanime de la grève
L’assemblée du personnel a décidé à l’unanimité mercredi de poursuivre la grêve jeudi. Le personnel ne cèdera pas tant que des discussions n’auront pas été entamées sur ces revendications principales.

Notre soutien aux consoeurs et confrères de l'ATS

Publié le 31 Janvier 2018
dr: Urs Thalmann
dr: Urs Thalmann

Les coupes envisagées par la direction de l'ATS et l'absence de dialogue sont inacceptables. Le président d'impressum vaud a envoyé aujourd'hui un message de soutien aux grévistes de l'ATS.

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Chères consoeurs et chers confrères, chers membres du personnel de l’ATS,

En qualité de journaliste, de président de la section la plus importante de Suisse romande et du Comité d’impressum, je suis impressionné par votre détermination. Depuis la semaine dernière, je me tiens à vos côtés:
- par une rencontre jeudi dernier avec les membres de bureaux, vaudois, genevois et valaisan frappés par le sort,
- en faisant preuve de ma solidarité lors d'une manifestation et un discours tenu au nom de mon association dimanche à Lausanne. Hier soir, j’ai eu l’occasion de parler avec certains d’entre vous à Berne, dans le lieu où vous siégiez en Assemblée générale ou même sur la place fédérale, à l'occasion de la manifestation pour le non à No-Billag. Un moment de partage émouvant. Faire une grêve est un acte impressionnant. Pour vous, il est l’ultime moyen de se faire entendre et de refuser la fatalité. Soyez assurés de ma solidarité sans faille et de celle de mon Comité pour la section impressum vaud. Dans le canton de Vaud, ce que vous entreprenez ne laisse pas indifférent. Dans le monde politique dans un éventail très large, jusqu’au gouvernement, parmi les consoeurs et les confrères, votre action suscite un éveil et une prise de conscience salutaire. On comprend qu’attaquer l’ATS, c’est s’en prendre au cœur du métier. Sans journalisme, sans journalistes de l’ATS en particulier, plus d’informations effectuées par des professionnels dévoués, animés par le sens d’une information, rapide, précise et professionnelle. Votre combat est un enjeu démocratique majeur pour la liberté de la presse dans ce pays. Courage et force. Avec vous!
Edgar Bloch,
Comité central d’impressum,
Président d’impressum vaud

Grosse restructuration et licenciements à La Côte

Publié le 23 Janvier 2018
dr: Urs Thalmann
dr: Urs Thalmann

Plusieurs collaborateurs devront quitter le journal, annonce son éditeur délégué, dans le journal de Nyon. Une nouvelle offre éditoriale sera proposée au printemps prochain. impressum vaud déplore ces mesures.

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Déficitaire en 2016, La Côte a vu sa situation financière se détériorer encore en 2017. Si les recettes d’abonnements sont stables et témoignent à la fois de la fidélité et de l’attractivité des contenus et des nouvelles offres d’abonnements numériques, La Côte subit en revanche de plein fouet sa forte exposition aux recettes publicitaires, qui représentent environ 75% de ses revenus et qui, malgré tous les efforts, restent orientées très clairement à la baisse. "Les résultats très encourageants enregistrés grâce aux nouvelles offres de publicité sur ses supports digitaux ne suffisent pas pour l’instant à compenser la baisse de la publicité sur nos éditions papier", poursuit l'éditeur-délégué.
La poursuite et la pérennisation des activités de La Côte passent immanquablement par une refonte en profondeur, tant de l'offre éditoriale que commerciale, qui est prévue au printemps prochain. Dans cette perspective, des efforts importants vont être effectués en matière de formation des journalistes, dans des outils destinés à optimiser la diffusion et la production des contenus rédactionnels ainsi que dans de nouveaux outils de gestion commerciale. 

Nouvelle organisation éditoriale avec plusieurs départs
Dès janvier 2019, l'entreprise bénéficiera en plus des investissements massifs du groupe ESHMédias, actionnaire de La Côte, dans la construction d’un centre d’impression à Monthey. Ce dernier permettra au journal d’avoir la pleine maîtrise de ses coûts d’impression et de garantir son indépendance industrielle.
Réorganisation complète.
L'éditeur promet "la mise en place d’une nouvelle organisation adaptée à ses nouveaux objectifs ainsi qu’aux revenus de l’entreprise, afin d’en assurer sa viabilité sur le long terme. Cela se traduira entre autres par l’évolution de certains postes de travail et malheureusement par le départ de plusieurs collaborateurs".

Une aide publique de la Ville de Nyon saluée
La mobilisation de l’ensemble des acteurs publics et privés de la région est essentielle pour pérenniser le rôle et l’existence même de La Côte. A ce titre, Bruno Collendier "salue la démarche initiée par la Ville de Nyon qui vise à soutenir un journalisme de proximité et de qualité dans un cadre clairement défini de partenariats et d’acquisitions d’espaces publicitaires et promotionnels."

impressum préoccupé et solidaire
La situtation préoccupante qui règne depuis un trop long moment à La Côte a contraint impressum vaud et le secrétariat central d'impressum à intervenir par des conseils apportés aux représentants des rédacteurs et des collaborateurs de l'entreprise. Malheureusement, en dépit de vaines tentatives d'impressum, le journal n'est pas signataire de la CCT. En dépit de cette situation, impressum exprime ce soir toute sa solidarité à la rédaction et aux collaborateurs de La Côte.

Réduction des postes à l'ATS: impressum est choqué

Publié le 9 Janvier 2018
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impressum est choqué par l’ampleur de la restructuration, exige que la direction renonce aux licenciements et aux retraites anticipées forcées, soutient les collaboratrices et les collaborateurs et proteste contre l’amoindrissement de l’agence.

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L’annonce faite lundi 8 janvier de la suppression de 35 à 40 postes (équivalents plein temps) sur un total de 180, soit plus de 20% est une coupe brutale, extrêmement douloureuse. Cette coupe brutale frappe toutes les rubriques dans les trois langues nationales. impressum ne peut croire que cette coupe n’ait rien à voir avec la fusion annoncée récemment avec Keystone, comme la Direction l’affirme.

Les grands groupes de médias financièrement forts sont toujours les propriétaires de l’ATS (ainsi Tamedia qui veut acheter Goldbach pour 216 millions). Ces propriétaires sont aussi les clients de l’ATS et par là, coresponsables de la diminution des revenus. L’affaiblissement de l’ATS n’est pas le fait d’un impératif économique, contrairement à ce que la direction affirme. C’est bien aux propriétaires qu'il apartient de décider de l’ampleur de la couverture de base de l’ATS.

impressum, la plus grande organisation professionnelle de journalistes de Suisse, participera à la procédure de consultation et soutiendra les collaborateurs par tous les moyens et toutes les forces à sa disposition. La direction semble vouloir mettre en œuvre la restructuration de manière rapide: dès la fin janvier, elle s’entretiendra avec les collaborateurs sur d’éventuelles retraites anticipées, d’hypothétiques réductions du temps de travail et de possibles licenciements.

Ces mesures d’économie s’accompagnent d’une vaste réorganisation de la rédaction: la rubrique économique disparaîtra et ses contenus seront livrés principalement par l’agence AWP, filiale de l’ATS. A la rédaction centrale à Berne, les rubriques suisse et internationale, jusque là indépendantes, seront fondues en une seule rubrique.

impressum exige de la direction qu’elle renonce aux licenciements et aux retraites anticipées forcées et l’exhorte dans tous les cas à négocier et à convenir avec les partenaires sociaux d’un plan social qui tienne compte de la situation extrêmement difficile sur le marché du travail pour les journalistes.

De plus, les bureaux régionaux sont maintenus, tout comme les postes de correspondants, notamment à l’ONU à Genève et à Bruxelles pour les affaires européennes. Le maintien du service de nuit, délocalisé à Sydney depuis quelques années, est à l’étude. La rédaction ATS-sport est touchée elle aussi. Il est toutefois possible qu’elle subisse des réductions d’effectifs sans licenciements.

La rédaction de l’ATS est révoltée par l’ampleur de cette restructuration et le nombre de postes supprimés. Au cours de la période de consultation de dix jours à compter de lundi, la Commission de rédaction (CoRé), qui représente à l’interne le personnel de la rédaction, va mettre toute son énergie pour tenter d’atténuer le nombre de suppressions d’emplois.

impressum rappelle que l’ATS joue un rôle primordial pour diffuser les informations au peuple suisse. L’ATS sera aussi financée par des subventions publiques. La Confédération a en effet annoncé des subventions pour l’agence dès 2018. Vu sous cet angle, l’amoindrissement des prestations d’information cruciales pour la démocratie, décidé par les propriétaires, est particulièrement abject.

Pour rappel, l’agence d’informations a été fondée en 1895 par les éditeurs suisses pour diminuer les coûts et éviter que chaque maison d’édition ne fasse le même travail. Le management de l’ATS, qui a introduit un nouveau modèle tarifaire très critiqué par ses clients, a conduit à la baisse des revenus de l’agence. Les clients, qui sont en même temps les possesseurs de l’ATS, avaient approuvé le nouveau modèle tarifaire. Pour la rédaction, la pilule est donc particulièrement amère.

Tamedia: impressum avec les rédactions à Zurich

Publié le 22 Décembre 2017
Les délégations des rédactions romandes de Tamedia, accompagnés par impressum et syndicom.
Les délégations des rédactions romandes de Tamedia, accompagnés par impressum et syndicom.

Une délégation de trois représentants des rédactions de 24 Heures, du Matin Dimanche et de la Tribune de Genève s’est déplacée à Zurich pour signaler leur défiance face au management de ses dirigeants. impressum était de la partie.

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Ce vendredi 22 décembre, une délégation de trois représentants des rédactions de 24 Heures, du Matin Dimanche et de la Tribune de Genève s’est déplacée à Zurich pour remettre dans une lettre les revendications des journalistes au directeur général et au président du Conseil d'administration du groupe de presse zurichois Tamedia.

Avec cette lettreé, ils communiquaient le résultat des votes des assemblées des rédactions qui s’exprimaient à une grande majorité pour la défiance vis-à-vis de leur management. La lettre contenait quatre revendications, dont un moratoire de licenciements de deux ans. Une démarche soutenue par impressum et syndicom qui ont accompagné la délégation à Zurich.

La délégation a pu rencontrer les dirigeants et la discussion a duré plus d'une heure. Elle a été «cordiale», mais le résultat est «décevant», a indiqué à l'ATS Cécile Collet, de 24 Heures, membre de la délégation des rédactions.

La délégation a obtenu les mêmes réponses que celles déjà formulées par Tamedia. La version papier du Matin n'est pas condamnée, il n'est pas possible de garantir un moratoire même de courte durée sur les licenciements, le groupe fait déjà preuve de flexibilité sur la rentabilité et il n'y aura pas de négociation sur la réorganisation.

La rencontre a donné lieu à «un échange intense et constructif», a indiqué de son côté Tamedia. Concernant les revendications des rédactions romandes, Pietro Supino et Christoph Tonini «ont rappelé très exactement la position défendue par Serge Reymond à de nombreuses reprises».

La délégation présente à Zurich va maintenant informer les différentes rédactions. Celles-ci décideront très probablement au début de l'année prochaine quelle suite donner aux décisions de Tamedia.

Le groupe zurichois avait annoncé en août le regroupement de ses rédactions supra-régionales en Suisse romande et en Suisse alémanique. Côté romand, la rédaction réorganisée produira des contenus Suisse, Monde, Economie et Sport pour 24 Heures, la Tribune de Genève et le Matin Dimanche.

Le Matin et 20 Minutes, dont les rédactions vont fusionner, ne reprendront que les articles de la rubrique Sport de la rédaction centrale. Ils continueront de produire leurs propres contenus dans les autres rubriques.

Cette restructuration n'apportera aucune économie, estiment les rédactions romandes. Le même nombre de personnes devra produire le même nombre d'articles. En revanche, elle permettra à Tamedia «de continuer quelque temps à tailler dans les effectifs sans mettre en péril le fonctionnement au quotidien des rubriques»

Impressum soutient la manif des rédactions Tamedia

Publié le 15 Décembre 2017
L'article du Temps
L'article du Temps

Ce vendredi, les rédactions de Tamedia publications romandes sont descendues dans les rues de Lausanne pour dénoncer «le démantèlement» de la presse mis en place par le groupe.

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impressum et sa section vaudoise relaient et appuient pleinement la colère des 200 personnes, réunies vendredi devant le bâtiment de Tamedia Romandie et qui ont défilé jusqu’à la gare de Lausanne.

Vivement préoccupées par les rumeurs persistantes quant à la disparition du Matin semaine, celles-ci exigent que Tamedia mette fin immédiatement au démantèlement de la presse romande. impressum demande au groupe de presse des garanties pour que le Matin semaine vive et que l’ensemble des collaboratrices et des collaborateurs y conservent leur emploi. impressum lance un appel à la direction de Tamedia pour maintenir la diversité journalistique afin que celle-ci garantisse un débat démocratique digne d’une démocratie directe vivante.

«Que vive le Matin semaine!». s’est exclamée Dominique Diserens, secrétaire centrale d’impressum, alors que les représentants des sociétés des rédacteurs de 24 Heures, de la Tribune de Genève, du Matin semaine, du Matin Dimanche et de Femina ont fait preuve de leur unité, de leur indignation au sujet des craintes pour «la suppression de la « vitamine orange» sur papier, le quotidien payant le plus lu de Genève à Sion, en passant par Lausanne, Neuchâtel, Fribourg, Bienne et Delémont. Et demain à qui le tour? 20 minutes, La Tribune de Genève, Femina, Le Matin Dimanche»...

impressum attend de Tamedia un maintien du Matin semaine imprimé et des garanties pour éviter des licenciements et, de manière plus générale, une responsabilité sociale à l’égard des employés et du public pour assurer la diversité du journalisme.

Celle-ci passe également par un service public respecté et un rejet de l’initiative «No Billag». Par ailleurs les autorités, notamment des cantons et de la Confédération, doivent s’engager pour assurer par des moyens appropriés la liberté et la diversité de la presse, au service de la démocratie directe.

Fusion ats/Keystone: craintes d'impressum

Publié le 11 Décembre 2017
L'article du Temps
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impressum s'inquiète qu'une confusion des genres ne se produise entre informations et relations publiques de la part de l'Agence télégraphique suisse

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La fusion entre l'Agence télégraphique suisse (ats) et l'agence photo Keystone continue d'inquiéter les syndicats. Ils soutiennent lundi une résolution de la rédaction de l'ats. Une séparation claire entre journalisme et publicité doit être garantie.

Fin octobre, on apprenait la future fusion entre l'ats et Keystone. Les plans du conseil d’administration et de la direction sont actuellement sur le point de se concrétiser. L’agence de dépêches, aujourd’hui largement indépendante et non soumise aux impératifs de rendement, doit se transformer en une poule aux œufs d’or contrainte de dégager chaque année une rentabilité. L’assemblée du personnel des journalistes de l’ATS s’y oppose fermement et a adopté une résolution commune.

Lire l'article complet ici.

impressum et le syndicat des médias syndicom redoutent que la nouvelle entreprise ne fasse plus la distinction entre les relations publiques et le journalisme en raison des attentes de rendement et de la pression sur les prix.

Aujourd’hui, aussi bien l'ats (actualités) que Keystone (médias PR) produisent déjà des contenus commerciaux. La rédaction de l'ats craint de ne pas pouvoir conserver son indépendance journalistique après la fusion et exige une séparation claire entre journalisme et relations publiques dans la future entreprise, aussi au niveau du personnel.

Les futures attentes de rendement et le dumping des prix risquent sinon d’entraîner une suppression de postes. Certains départements de l'ats pourraient aussi être menacés, tout comme la formation des jeunes journalistes.

Un attentat planifié contre Le Matin en 2015?

Publié le 11 Décembre 2017
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Une enquête de la «SonntagsZeitung» révèle qu’un trio revenu de combats en Syrie et basé à Lausanne aurait préparé un attentat contre la rédaction du journal en 2015.

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La SonntagsZeitung révèle des ramifications en Suisse romande autour de l’argent suisse destiné à l’État islamique, en particulier en région lausannoise, rapporte 24 Heures. C’est de là qu’un trio de complices revenus de combats en Syrie aurait fomenté un attentat contre la rédaction du Matin en 2015.

Selon le journal, un jeune domicilié dans un quartier populaire de Bellevaux, parti en Syrie en 2013, serait revenu en Suisse en 2015. Avec deux camarades, il se serait procuré des armes en vue d’attaquer la rédaction lausannoise, mais aurait été stoppé à temps par une intervention policière. Seul un membre du trio aurait été condamné à de la prison ferme, pour drogue et détention d’armes.

Lire l'article complet de 24 Heures ici

Notre secrétaire Gisèle Bottarelli s'en va

Publié le 7 Décembre 2017
@ ChTalos
@ ChTalos

Tous les journalistes de la section vaudoise d'impressum la connaissent depuis quatre décennies. Aujourd'hui, à 82 ans, Gisèle prend sa retraite et fait l'objet d'un joli portrait dans La Côte.

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Après plus de quatre décennies à la tête du secrétariat vaudois d’impressum, notre secrétaire Gisèle Bottarelli a décidé de tourner la page. Notre bonne fée, en pleine forme malgré ses 82 ans, a senti qu'il était temps pour elle de passer le relais. «J’ai voulu une succession dans de bonnes conditions, au moment où je suis toujours prête et apte à assurer la passation de pouvoir», explique-t-elle à notre consoeur et membre du Comité Caroline Gebhard, qui lui consacre un très joli portrait dans le journal La Côte.

Et Gisèle, qui vient de passer le flambeau à Mariette Muller, en aura connu du monde et des changements. En effet, l'association a changé 4x de nom, le secrétariat a déménagé à 7 reprises et notre secrétaire aura travaillé sous la houlette de 17 présidents!

Cliquer ici pour télécharger l'article en PDF.

Joint-venture AZ Medien -NZZ: impressum répond

Publié le 7 Décembre 2017
L'article du Temps
L'article du Temps

a menace pesant sur la diversité de la presse atteint un nouveau pic avec la joint-venture. impressum demande aux directions des entreprises de stopper les licenciements.

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La Confédération et les cantons doivent prendre des mesures immédiates. La COMCO doit assumer sa responsabilité afin de prévenir les « conséquences nuisibles d'ordre social » des positions dominantes sur le marché. Et la Confédération et les cantons doivent s’investir pour renforcer activement et directement la diversité de la presse par le biais de mandats de prestations en faveur de projets journalistiques.

Après l'annonce de la fusion des journaux régionaux d'AZ Medien et du Groupe NZZ, Urs Thalmann, directeur général d'impressum, constate: «Cette mauvaise nouvelle montre de toute évidence que le modèle économique des éditeurs ne fonctionne plus suffisamment pour garantir la diversité d’une presse nécessaire à la démocratie. Jusqu'à nouvel ordre, le marché ne peut plus garantir la diversité de l'information dans les médias journalistiques de haute qualité. La COMCO doit intervenir. Des mesures de soutien rapide de la Confédération et des cantons sont prioritaires.»

Les éditeurs ne réagissent qu'au déclin des publicités et des abonnés. impressum leur demande d’envisager désormais de manière constructive l’aide directe à la presse, qu'ils ont à ce jour catégoriquement rejetée. Dans l’intervalle, les maisons d'édition doivent cesser le démantèlement et rendre crédible l’affirmation que la diversité de la presse est l'une de leurs priorités.

impressum suggère que les mandats de prestations cantonaux et/ou fédéraux soient soumis à appel d'offres. Les fournisseurs d'information journalistique, actuels et nouveaux, devraient pouvoir postuler. Le financement devrait être financé par le budget général, car la redevance des ménages (Billag) a un objectif différent et sa redistribution ne résoudrait pas le problème.

Lire le communiqué ici

impressum déçue de la révision du droit d'auteur

Publié le 22 Novembre 2017
@ Christine Talos
@ Christine Talos

impressum regrette que le projet ne contienne pas de droit à rémunération équitable en faveur des journalistes et photographes pour les utilisations en ligne de leurs articles et photos.

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Le projet de révision de la loi concernant le droit d’auteur a été publié par le Conseil fédéral ce jour. Il va désormais aux Chambres. Certes, ce projet comprend un renforcement des instruments de lutte contre la piraterie, ce qui est favorable aux intérêts des ayants droit et est à saluer. Le projet comprend aussi une amélioration de la protection légale des photographies de presse, mais malheureusement pas en reconnaissant «le Lichtbildchutz» comme les photographes de presse, qu’impressum représente, le souhaitaient.

Le projet de révision contient une lacune de poids : il ne reconnait pas de droit à rémunération équitable au profit des journalistes et des photographes de presse visant des utilisations en ligne des articles et photographies. Or, les journalistes et photographes libres vivent dans une situation de plus en plus précaire, leurs droits font souvent l’objet de cessions globales qui les empêchent de participer au produit d’exploitations des utilisations secondaires de leurs productions.

C’est un comble en un temps où leurs productions sont de plus en plus utilisées sur Internet. Ils ne sont plus en mesure de contrôler les utilisations de leurs œuvres sur Internet. Le projet de loi devrait contenir un droit à rémunération pour les journalistes à l’égard des grands acteurs sur Internet, comme Google ou Facebook. impressum continuera de se battre pour obtenir ce droit en faveur des journalistes et photographes de presse.

Journaliste agressée:
intolérable attaque contre la presse

Publié le 16 Novembre 2017
Le Temps du 13 novembre
Le Temps du 13 novembre

La liberté de la presse n’est pas seulement une valeur qui parle à ceux qui exercent la profession de journaliste. Elle doit être chevillée au cœur de tous.

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Et plus particulièrement à celui des représentants des autorités mis en place par des gouvernements démocratiquement élus. Malheureusement, pas besoin d’aller très loin pour constater que les droits des journalistes peuvent être bafoués de la manière la plus détestable.

Ce week-end, une journaliste du Temps a vécu une aventure très désagréable avec les forces de l’ordre françaises lors d’un déplacement professionnel.

Envoyée par le journal pour effectuer un reportage sur les nouvelles routes empruntées par les migrants, Caroline Christinaz a été convoquée puis interrogée durant deux heures à la gendarmerie de Briançon, ville du sud de la France à trois heures de Genève. Sa qualité de journaliste en mission n’a jamais été entendue par les autorités, qui l’ont immédiatement considérée comme suspecte dans un contexte de forte mobilisation des forces de l’ordre pour refouler les migrants dans cette région.

Lors de son interrogatoire, notre consœur a subi des tentatives d’intimidation de la part des gendarmes et du procureur, qui l’ont mise en cause alors qu’elle ne faisait qu’exercer sa profession. Ce n’est tout simplement pas tolérable.
Cette interpellation d’une journaliste n’est pas digne de la patrie des Droits de l’Homme. La récente loi sur la sécurité intérieure montre ses effets néfastes et semble renforcer le caractère répressif des forces de police et de certains magistrats. Le journalisme n’est pas un délit et rien ne saurait entraver la liberté d’informer.

Les journalistes suisses (impressum et syndicom) et français (SNJ-CGT) se tiennent aux côtés des journalistes du Temps pour dénoncer ces faits aussi inacceptables qu’intolérables.

Tamedia: impressum interpelle la Comco

Publié le 27 Octobre 2017
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impressum lutte contre l’uniformisation des journaux de Tamedia en faisant appel à la Commisssion fédérale de la Concurrence.

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impressum, la plus grande organisation de journalistes de la Suisse s’oppose à la centralisation des rédactions des journaux de Tamedia prévue pour le 1er janvier 2018. Si cela se fait comme le veut Tamedia, les 12 journaux payants et leurs deux journaux du dimanche en Suisse alémanique et en Suisse romande seront alimentés dans le futur par une grosse rédaction par région linguistique.

En Suisse romande, il y aura une centralisation des rédactions dans la rédaction T à Lausanne pour tous les journaux. Par ailleurs, en Suisse romande, Le Matin Semaine fusionnera avec 20 Minutes. Dans la „Berner Zeitung“ on pourra lire à l’avenir la même chose que dans le „Bund“, à l’exception des nouvelles locales. Les textes pour les lectrices et lecteurs de la capitale fédérale seront dans une grande partie livrés depuis Zurich. Les journaux régionaux zurichois auront le même contenu que celui du „Tages-Anzeiger“.

Selon le point de vue d’impressum, la concentration des rédactions des journaux de Tamedia aurait pour conséquence un appauvrissement de la diversité des informations et des opinions dans une mesure telle qui ne s’est jamais produite jusqu’ici en Suisse. La diversité des informations et des opinions est particulièrement importante dans notre démocratie directe, car c’est avec elle que les votants peuvent se faire une opinion par diverses sources.

impressum demande donc à la ComCo de décider dans quelles régions de Suisse Tamedia dispose d’une position dominante sur le marché. En deuxième lieu, la Commission de la Concurrence doit examiner si le comportement de Tamedia a des conséquences nuisibles d’ordre économique ou social. En dernier lieu, il est demandé en mesure provisionnelle que Tamedia stoppe unilatéralement les mesures de réorganisation. (ats)

impressum vaud manifeste pour la Tribune de Genève

Publié le 12 Octobre 2017
@Urs Thalmann
@Urs Thalmann

Au nom du Comité central d'impressum, Edgar Bloch, président d’impressum vaud, a participé à la manifestation des journalistes du quotidien devant le Grand Conseil genevois.

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Environs 50 journalistes ont manifesté le 12 octobre 2017 devant le Grand conseil à Genève. Ils appuient ainsi la motion de Guy Mettan qui porte le titre: «Pour une presse locale forte et indépendante».

impressum soutient fermement la requête. La rédaction de la «Tribune de Genève» demande aux députés d’exiger que Tamedia revienne sur une décision qui met en péril l’indépendance et l’identité régionale de ce titre.

Le motionnaire et impressum demandent un soutien direct des communes, des cantons et de la Confédération aux medias journalistiques.

Inquiétudes devant les chiffres de la REMP

Publié le 10 Octobre 2017
@Urs Thalmann
@Urs Thalmann

Les chiffres de la REMP le prouvent: La centralisation de Tamedia va accélérer la perte de lecteurs au lieu de l’éviter.

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Les titres régionaux gagnent des lecteurs, les titres suprarégionaux en perdent. Pour les titres print, les stratégies de centralisation comme celle de Tamedia ne correspondent donc pas aux demandes du marché. Et comme la consommation en ligne des titres augmente, nous voyons bien que les contenus journalistiques continuent à être demandés par le public.

Les chiffres de la REMP pour les journaux print montrent que l’identité locale et régionale fidélisent les lecteurs. Car les titres locaux renforcent leur lectorat alors que les suprarégionaux perdent des lecteurs.

impressum réitère sa demande envers Tamedia: abandonner la centralisation et fortifier l’identité locale et régionale de ses titres par des investissements.

Souvent cités, les chiffres de l’étude «Mach Basic» disent pourtant peu sur l’audience du journalisme. En revanche, l’étude «Total Audience» montre que la consultation des titres en ligne augmente. Pourtant, cette étude ne mesure ni les plates-formes de tiers avec des contenus agrégés ni les nouveaux médias on-line, les «purs players». La demande du public pour l’offre journalistique n’est donc pas remise en question, même si l’étude «Mach Basic» pourrait le suggérer.

Lire le communiqué de la REMP ici

Contenus partagés par la SSR: impressum s'inquiète

Publié le 6 Octobre 2017
@Urs Thalmann
@Urs Thalmann

Le «free shared content» (contenus partagés librement) de la SSR introduit aujourd’hui donne aux médias privés le mauvais signal d’un démantèlement de leur propre production journalistique.

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La SSR introduit ce 6 octobre 2017 le « Free Shared content ». Ses vidéos d’actualité sont mises gratuitement à la disposition des médias privés Bénéficiant ainsi d’un contenu gratuit, les médias privés pourraient être tentés d’investir moins dans leur production journalistique propre. Le budget des privés pourrait alors glisser vers d’autres offres comme la production de divertissements. Impressum craint donc que les médias privés intéressés ne voient plus l’intérêt de prendre la peine de produire leur propre contenu.

De plus, l’accord signé ce 6 octobre 2017 à Berne entre l’Union des radios locales non commerciales (UNIKOM) et la SSR prévoit que les radios privées intéressées puissent reprendre sans autre forme de procès les journaux horaires radio de la SSR.

Le directeur d’ impressum Urs Thalmann se prononce ainsi à ce sujet :
« Les coopérations et les centralisations déjà existantes chez les médias privés limitent déjà fortement la diversité journalistique. Le « free shared » content de la SSR renforce encore cette tendance. C’est extrêmement problématique. De plus, la SSR introduit ça sans consulter au préalable la branche journalistique, en prenant tout le monde de court. C’est irritant ». Et il complète : « Pour la mise à disposition d’informations de base journalistiques auprès de tous les médias, l’ATS – qui produit également ses propres vidéos – suffit ».

impressum soutient le maintien du financement du service public de radio et de télévision dans l’étendue actuelle, comme impressum l’a communiqué à la session parlementaire d’automne dans le cadre de la discussion du Conseil national sur l’initiative No Billag (voir sous www.impressum.ch/fr/politique-des-medias). Par contre le service public ne doit pas mener à amoindrir la production privée journalistique.

Un grand bravo à Camille Krafft!

Publié le 6 Octobre 2017
Camille Krafft avec le directeur du CFJM, Marc-Henri Jobin (photo: dr)
Camille Krafft avec le directeur du CFJM, Marc-Henri Jobin (photo: dr)

Un grand bravo à la journaliste du Matin Dimanche et membre d'Impressum Vaud, qui a reçu le prix du journalisme 2017. Félicitations à elle de toute la part du comité!

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Le prix Jean Dumur, qui récompense chaque année un ou une journaliste pour la qualité de son travail, son talent ou encore son courage a été attribué à Camille Krafft, journaliste au Matin Dimanche. Le prix a été remis à Lausanne, à l’occasion d’une cérémonie organisée à la Maison de la Communication, qui abrite notamment le CFJM (Centre de Formation au Journalisme et aux Médias).

Camille Krafft a été primée pour la qualité de ses enquêtes et son talent d’écriture. Elle a notamment révélé sa ténacité et son courage par son investissement personnel dans l’accueil d’une famille de réfugiés irakiens et le récit au long cours qu’elle en a tiré pour Le Matin Dimanche. Elle vient aussi de publier un autre format long restituant son enquête sur la faillite de la start-up vaudoise Swiss Space System. Un travail de longue haleine dont la valeur n’a pas échappé au jury.

impressum salue le lancement de media Forti

Publié le 2 Octobre 2017
Camille Krafft avec le directeur du CFJM, Marc-Henri Jobin (photo: dr)
Camille Krafft avec le directeur du CFJM, Marc-Henri Jobin (photo: dr)

La Suisse a besoin de médias forts. C'est le message de l'association media FORTI nouvellement créée et constituée de plusieurs personnalités.

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Une nouvelle association qui se veut indépendante s'est constituée lundi à Zurich afin de lancer un appel public sur internet en faveur d'une nouvelle politique des médias. Selon media FORTI, la démocratie suisse a besoin de médias forts. Alors que le paysage médiatique est en pleine mutation et que la crise de financement des médias affaiblit le journalisme indépendant, le débat rétrograde sur la politique des médias doit être remplacé par des solutions constructives, affirme la nouvelle association.

Elle a deux exigences: une nouvelle infrastructure au service du journalisme moderne qui permette aux prestataires privés de se livrer à une concurrence stimulante, et une SSR forte qui remplisse une mission de service public.

L'appel de cette "coalition pour le journalisme de demain" est déjà soutenu par plus de 70 personnalités et de nombreuses organisations issues de toute la Suisse, précise media FORTI.

L'association est présidée par Manuel Puppis, professeur à l'Université de Fribourg. Elle cite notamment dans son communiqué les romands Frédéric Gonseth ou Chantal Tauxe parmi ses membres issus du journalisme, de la formation aux médias, de la culture et des sciences.

impressum ne s’exprime pas sur tous les détails de l’appel, mais comprend media FORTI comme un réveil fondamental et le soutient pour cela: la politique, l’économie et la société ne peuvent plus assister les bras ballants au spectacle du journalisme qui coule lentement.

impressum vaud soutient le Manifeste pour la diversité de la presse

Publié le 2 Octobre 2017
© Raisa Durandi
© Raisa Durandi

Votre section soutient sans réserve le «Manifeste pour la diversité de la presse» des sociétés des rédacteurs de 24 Heures, de la Tribune de Genève, du Matin semaine et du quatuor du Matin Dimanche suite aux nouvelles restructurations annoncées par Tamedia.

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La direction de Tamedia a annoncé en août dernier deux nouvelles restructurations. D'une part, la fusion entre 20 minutes et Le Matin semaine. D'autre part, la création de la rédaction Tamedia, déconnectée des titres, qui centralisera à Lausanne les rubriques Suisse, Monde, Economie et Sports de 24 Heures, de La Tribune de Genève et du Matin Dimanche.

Ces deux fusions sont inédites dans l'histoire du groupe. Elles conduisent inexorablement à une homogénéisation des titres. Les sociétés des rédacteurs (SDR) de 24 Heures, de la Tribune de Genève, du Matin semaine et du quatuor du Matin Dimanche craignent désormais la disparition pure et simple du Matin semaine et la fusion de 24 heures, de la Tribune de Genève et du Matin Dimanche en un seul et même titre.

Dans ce contexte néfaste à la production d'informations de qualité, les SDR regrettent de ne pas avoir été entendues. Elles rappellent qu'elles défendent:

• La diversité de la presse. Le travail d'enquête, le reportage de terrain, l'analyse, l'expression de la diversité des opinions sont autant d'éléments nécessaires au fonctionnement démocratique de la Suisse romande. Seules des rédactions indépendantes, à l'identité forte et bien implantées dans les différentes régions peuvent assurer cette mission.

• Une politique éditoriale qui ne soit pas uniquement basée sur le profit à court terme. Un groupe de presse ne peut pas être guidé par le seul intérêt de ses actionnaires. Pour assurer la pérennité des titres et leur diversité, il y a d'autres paramètres à prendre en compte, comme la mutualisation des revenus et la baisse de l'exigence du taux de rentabilité.

impressum soutient sans réserve ce manifeste pour la diversité de la presse. Tamedia doit prendre ses responsabilités à l’égard du public et de la société ainsi que du personnel pour garantir la liberté de la presse, le droit à l’information et de bonnes conditions de travail.