Association vaudoise des journalistes

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Caroline Gebhard élue co-présidente d’impressum – Les journalistes suisses

Publié le 22 mars 2024
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La Vaudoise Caroline Gebhard élue co-présidente d’impressum – Les journalistes suisses avec la Zurichoise Fabienne Sennhauser et elles succèdent à Edgar Bloch.

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Communiqué de presse

Réuni·e·s en assemblée des délégué·e·s vendredi 22 mars 2024 à Villars-sur-Glâne (FR), 32 représentant·e·s des 14 sections régionales d’impressum ont élu deux nouvelles co-présidentes nationales.

Présidente d’impressum vaud depuis trois ans, Caroline Gebhard (à gauche sur la photo © Jérôme Genet) remplace le Vaudois Edgar Bloch, président national sortant. La journaliste RP du quotidien La Côte est épaulée dans ses nouvelles fonctions par la Zurichoise Fabienne Sennhauser (à droite). Le duo féminin prend ainsi la tête du comité central de la plus importante association professionnelle de journalistes de Suisse.

Caroline Gebhard, à bientôt 40 ans, a démontré depuis des années son attachement à la presse et aux diverses formes du métier de journaliste. Devenue une personnalité de référence d’impressum, elle a été présente à toutes les luttes contre les restructurations des rédactions ces derniers mois.

Caroline Gebhard quittera la présidence d’impressum vaud, l’association vaudoise des journalistes, au terme de l’assemblée générale prévue le 6 juin 2024. Avec plus de 400 membres, la section vaudoise est la deuxième plus importante du pays, derrière Zurich. (J.G.)

En savoir +: le communiqué d’impressum

Le Fonds de solidarité octroie un don à l’Association Batfund

Publié le 15 mars 2024
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La Commission du Fonds de solidarité, institution commune à l’Association genevoise des journalistes et à impressum Vaud, annonce qu’elle a décidé d’attribuer un don à l’Association Batfund dans le but de soutenir financièrement le média Gotham City dans ses procédures judiciaires.

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Communiqué du Fonds de solidarité de l’Association genevoise des journalistes et d’impressum Vaud – 8 mars 2024

Défense du journalisme et de la liberté de la presse: le Fonds de solidarité octroie un don à l’Association Batfund

La Commission du Fonds de solidarité a le plaisir et l’honneur de vous annoncer qu’elle a décidé, lors de sa séance du 6 mars 2024, d’attribuer 2600 francs au titre de don à l’Association Batfund dans le but de soutenir financièrement le média Gotham City dans ses procédures judiciaires.

Institution commune à l’Association genevoise des journalistes et à impressum Vaud, deux sections d’impressum, le Fonds de solidarité a inscrit l’an dernier dans ses statuts le but subsidiaire d’attribuer des dons à des institutions et des médias luttant pour la liberté de la presse et son libre exercice.

Nous comprenons Gotham City comme un média luttant pour le libre exercice de la liberté de la presse. Son travail intense de veille judiciaire permet la manifestation de faits d’intérêt public, dans le domaine de la criminalité financière. De plus, Gotham City est une institution qui a fait la preuve de son indépendance et de son souci de la manifestation de la vérité avec un professionnalisme exemplaire.

Nous comprenons aussi que l’indépendance de Gotham City et sa publication des faits sont menacées par les nombreuses procédures judiciaires « bâillon » dont le média fait l’objet.

En tant qu’émanation d’organisations professionnelles, le Fonds de solidarité soutient Gotham City du mieux qu’il le peut avec les moyens dont il dispose. Il lui souhaite longue vie.

Florian Sägesser, président
Yves Genier, trésorier
Sophie Lagrange
Sylvie Tamborini
Ellen Weigand, membres

Accord trouvé avec ESH Médias pour l'accompagnement du personnel licencié

Publié le 20 février 2024
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ESH Médias a annoncé fin janvier 2024 un licenciement de 40 personnes au sein du groupe. impressum a joué un rôle crucial dans les négociations avec la direction. Aux termes de la procédure de consultation, ESH Médias indique maintenir 27 licenciements.

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Communiqué de presse d'impressum:

ESH Médias, l'un des principaux acteurs de l'industrie médiatique en Suisse romande avec quelque 340 collaboratrices et collaborateurs, a annoncé fin janvier un licenciement de 40 personnes au sein du groupe. Cette nouvelle a suscité une réaction vive et engagée de la part des journalistes et d’impressum. En tant que partenaire social historique de Médias Suisse, impressum a joué un rôle crucial dans les négociations avec la direction concernant les licenciements. Aux termes de la procédure de consultation, ESH Médias indique aujourd'hui (20 février 2024) maintenir 27 licenciements.

Au cours de ces dernières semaines, impressum a mené, aux côtés des Sociétés des rédacteurs (SDR), des négociations intenses avec la direction d'ESH Médias pour limiter les suppressions de postes et mettre en place des mesures d'accompagnement pour atténuer les conséquences des licenciements, non seulement pour les journalistes, mais aussi pour les autres secteurs touchés.

Un accord a été trouvé entre impressum, les comités des SDR et la direction d'ESH Médias. Il représente un pas en avant significatif pour garantir des conditions de départ plus justes et des mesures de soutien pour les travailleurs touchés. Un guichet volontaire a notamment été mis en place pour limiter le nombre de départs effectifs et le montant des indemnités prévues au départ par la direction générale a un peu plus que doublé. Néanmoins, Etienne Coquoz, Secrétaire central d'impressum, estime que « de telles décisions financières auraient mérité des mesures d'accompagnement encore plus importantes ».

« L'engagement et l'implication des délégations du personnel ont joué un rôle crucial dans tout le processus », ajoute Etienne Coquoz. « Nous reconnaissons les efforts de la direction d'ESH Médias pour mener des discussions sérieuses et trouver un accord convenable lors de ces négociations difficiles. Nous continuerons cependant à suivre de près la situation et à défendre les droits des journalistes et des photojournalistes. »

impressum se tient aux côtés de tous ceux qui seront touchés par ces mesures, offrant soutien, assistance et conseils juridiques dans ces moments difficiles.

L'association professionnelle des journalistes reste déterminée à œuvrer en faveur des journalistes et des professionnels des médias confrontés à des défis économiques et structurels. Elle continuera à plaider pour des conditions de travail justes et équitables, ainsi que pour des mesures d'accompagnement appropriées lors de restructurations au sein de la branche.

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ESH Médias licencie: la Suisse romande perd encore 10 journalistes

Publié le 30 janvier 2024
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ESH Media annonce la suppression de quarante emplois, dont 10 journalistes au sein des titres d’ArcInfo, de la Côte et du Nouvelliste. impressum va continuer de défendre les professionnels des médias à titre individuel et collectif.

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Communiqué de presse d'impressum:

ESH Media annonce (le 30 janvier 2024 dans un communiqué) la suppression de quarante emplois, dont 10 journalistes au sein des titres d’ArcInfo, de la Côte et du Nouvelliste. Dans un paysage médiatique romand déjà endeuillé par plusieurs licenciements massifs ces derniers mois, impressum va continuer de défendre par tous les moyens en sa possession les professionnels des médias à titre individuel et collectif.

Sur le front pour défendre les journalistes face aux licenciements collectifs depuis septembre 2023, de manière malheureusement récurrente ces dernières années, impressum se désole d’apprendre aujourd’hui que la débâcle continue dans les rédactions de la presse romande. Le groupe ESH Media supprime 40 postes, dont 10 postes de journalistes parmi les titres de ArcInfo, la Côte et le Nouvelliste, et a comme «objectif de réduction des frais fixes annuels de 4 millions de francs», annonce le groupe dans un communiqué.

Après TX Groupe, CH Media ou Ringier, la nouvelle surprend en touchant cette fois-ci un éditeur de titres locaux et régionaux. Thierry Brandt, journaliste à ArcInfo, s’exprime au nom de sa rédaction suite à l’annonce de ESH Media. « Nous sommes sous le choc. Nous ne sommes que de petites rédactions. Même si ces mesures touchent aussi d'autres secteurs, comment envisager le licenciement de 40 personnes d’un seul coup ? Le flou des mesures annoncées nous sidère également. Il y a eu beaucoup d’émotions dans notre rédaction. Les journalistes en début de carrière, notamment, sont accablés par cette nouvelle. »

« Les collaboratrices et les collaborateurs des rédactions touchées ont été surpris par la nouvelle. Mais le personnel s’organise déjà pour entamer la période de consultation le mieux armé possible », réagit Etienne Coquoz, secrétaire central d’impressum pour la Suisse romande, après avoir échangé avec des représentants des rédactions concernées. Les grands groupes aux activités diversifiées comme les plus petits éditeurs bien ancrés sur le terrain font face à des problèmes économiques. Pour impressum, réduire le nombre de postes de journalistes, vraie plus-value de la presse, ne fera qu’empirer le problème. « Nous nous opposons à toute stratégie visant au démantèlement des rédactions, car ce n’est qu’avec un journalisme de qualité et diversifié que ces médias pourront continuer leur mission d’information dans notre société démocratique », ajoute le secrétaire central d’impressum.

Dans un communiqué, la Société des rédacteurs et rédactrices du Nouvelliste « demande qu'un plan social adéquat soit mis en place pour les collaborateurs qui seront remerciés. Elle s'engage à participer pleinement au processus de consultation qui vient d'être lancé afin d'apporter des solutions pour que la force rédactionnelle du Nouvelliste soit le moins touchée possible, et ainsi permettre au quotidien valaisan de poursuivre son indispensable mission d'information. » A l'heure de rédiger ce communiqué, la rédaction du journal La Côte est encore en assemblée du personnel. impressum se tient à disposition des journalistes membre de l’association professionnelle à titre individuel et s’engage auprès des rédactions des trois titres touchés pour défendre le personnel touché de manière collective.

En tant que partenaire social historique, impressum veut entamer un dialogue rapide, franc et constructif avec l’employeur pour trouver des mesures alternatives à ces suppressions d’emploi et pour représenter au mieux les revendications des journalistes tout au long de la procédure de consultation, notamment dans d’éventuelles mesures d’accompagnement.

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Ringier licencie en Suisse: 75 postes en moins

Publié le 9 janvier 2024
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Ringier Médias Suisse annonce vouloir supprimer 75 postes parmi tous les secteurs.
En tant qu’association professionnelle des journalistes suisses, impressum condamne ce nouveau coup dur pour la presse suisse.

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Communiqué de presse d'impressum:

Ringier licencie: « devenir l’entreprise de médias la plus innovante et leader de Suisse » avec 75 postes en moins.

Ringier Médias Suisse (RMS) annonce, dans un communiqué publié le 9 janvier 2024, vouloir supprimer 75 postes parmi tous les secteurs de RMS. En tant qu’association professionnelle des journalistes suisses, impressum condamne ce nouveau coup dur pour la presse suisse, alors que 2023 a déjà annoncé la disparition de quelque 220 postes entre Tamedia et CH Media.

La restructuration prévue par RSM doit rapprocher les compétences des différentes entités du groupe pour économiser 5% des coûts, selon le communiqué. Ringier Médias Suisse veut ainsi « devenir l’entreprise de médias la plus innovante et leader de Suisse grâce à plus de 20 titres renommés… » tout en divulguant le nombre de 75 postes supprimer dans ses rangs.

«Je regrette beaucoup que nous ne puissions pas atteindre cet objectif sans supprimer des postes, mais nous estimons qu’il est préférable de procéder à une césure nette et de laisser ensuite le calme s’installer», assure Ladina Heimgartner, CEO du groupe. Pour Livia Lehner, Secrétaire centrale d’impressum, cette stratégie se fait au détriment du personnel: « Il est irresponsable d’exiger de ses employés de propulser ce groupe comme leader du marché tout en coupant aussi largement dans les forces vives. »

Les commissions et le personnel ont été informés aujourd’hui de ces mesures. L’entreprise laisse courir sur dix jours la procédure de consultation, soit jusqu’au 19 janvier 2024. Et la nouvelle orientation de RMS doit commencer à être mise sur pieds dès février 2024. « Là aussi, on lit entre les lignes que la procédure de consultation n’est que poudre aux yeux et que tout est bouclé d’avance dans un agenda serré à dessin », analyse Livia Lehner. Selon elle, la procédure de consultation ne peut offrir un dialogue constructif dans ces conditions.

Pour la Secrétaire centrale, « même si ces mesures ne devaient pas toucher prioritairement les rédactions, il est clair qu’avec une telle diminution du personnel, tous les employés de Ringier, journaliste ou non, verront leur quotidien au travail mis sous pression. » C’est pourquoi impressum se tient à disposition des journalistes de Ringier pour les soutenir collectivement et individuellement. L’Association professionnelle rappelle que ses membres ont droit à un conseil par des spécialistes de la branche et à une protection juridique en cas de besoin.

Ringier Médias Suisse (RMS) comprend le groupe Blick, les vingt titres de magazines et de revues les plus diffusés de Suisse, dont Beobachter, Handelszeitung, Bilanz, cash.ch, Tele, Schweizer Illustrierte, Landliebe, Glückspost, L’Illustré, PME, ainsi que l’organisation de commercialisation Ringier Advertising et l’unité d’entreprise Ringier Mediatech & Services.

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Augmentation de la cotisation 2024 partiellement prise en charge

Publié le 1 décembre 2023
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En 2022, l’Assemblée des délégués suisses d’impressum a décidé d’augmenter les cotisations. L’an passé, pour 2023, notre association cantonale a absorbé l’intégralité de cette hausse. Pour 2024, impressum vaud absorbe la moitié de l’augmentation.

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Voici la lettre de votre section qui accompagne la facture envoyée le secrétariat central de Fribourg.

Chères et chers membres d’impressum vaud,

En 2022, l’Assemblée des délégués suisses d’impressum a décidé d’augmenter les cotisations. La hausse se monte à 25 francs, 12 fr. 50 ou à 6 fr. 25, selon la catégorie à laquelle vous appartenez.

L’an passé, pour 2023, notre association cantonale a absorbé l’intégralité de cette hausse, afin d’éviter qu’elle ne soit répercutée sur nos membres.

Pour 2024 et les années suivantes, une nouvelle et totale compensation de cette augmentation ne ferait qu’épuiser nos ressources.

Moitié de l’augmentation prise en charge
Vu le contexte économique difficile, notre comité a proposé à nos membres une solution intermédiaire: absorber la moitié de l’augmentation, arrondie au franc. Cette proposition a été votée et acceptée à l’unanimité lors de l’Assemblée générale d’impressum vaud le 1er juin 2023.

La part qui nous revient (cotisation de section) est adaptée sur votre facture. La différence est prélevée sur nos réserves, ce qui représente un montant estimé à 6’000 francs environ.
Par exemple, les actifs RP voient leur cotisation augmenter de 12 francs (au lieu de 25 francs). La facture totale passe donc de 430 francs, en 2023, à 442 francs pour 2024.

Contribution facultative à «Edito»
Pour rappel, l’abonnement au magazine «Edito» est compris dans la cotisation et les membres ont la possibilité de déduire les 35 francs supplémentaires du montant total inscrit sur la facture.

Fonds de solidarité
Si vous rencontrez des difficultés d’ordre financier, nous vous rappelons que notre Fonds de solidarité peut être sollicité en toute confidentialité, par l’intermédiaire du secrétariat de la section.

En vous remerciant pour votre confiance, nous vous souhaitons d’ores et déjà de belles fêtes de fin d’année et nous vous adressons nos meilleurs vœux pour 2024.

Le comité d’impressum vaud

Plus de 500 journalistes dans la rue en colère contre TX Group

Publié le 31 octobre 2023
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Les journalistes sont dans la rue. A 11h30, quelque 300 professionnel·le·s des médias protestent devant le portique de TX Group à Zurich, plus de 200 se mobilisent à Lausanne devant la Tour Edipresse. Pour réveiller cette colère des deux côtés du Röstigraben, TX Group a frappé fort en supprimant, en un mois à peine, 80 postes dans ses titres de presse, dont 56 en Suisse romande.

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Les journalistes sont dans la rue. A 11h30, quelque 300 professionnel·le·s des médias protestent devant le portique de TX Group à Zurich, plus de 200 se mobilisent à Lausanne devant la Tour Edipresse. Pour réveiller cette colère des deux côtés du Röstigraben, TX Group a frappé fort en supprimant, en un mois à peine, 80 postes dans ses titres de presse, dont 56 en Suisse romande, touchant les médias payant en septembre, et, depuis l’annonce du 25 octobre dernier, également les titres gratuits, dont 20 Minutes.

La mobilisation est sans précédent pour faire face à des coupes sanglantes sans précédent dans les rédactions de TX Group. 500 journalistes et professionnel·le·s des médias des titres de presse de TX Group ont débrayé à 11h30, 300 sous le portique du siège à Zurich et 200 devant la tour Edipresse à Lausanne. Le 21 septembre, 48 postes passent à la trappe dans les médias payants de Tamedia, entreprise de TX Group. Ce mercredi 25 octobre, le même groupe annonce perpétrer 35 licenciements parmi ses titres gratuits du groupe 20 Minutes. Avec 28 postes biffés en Suisse romande, c’est près d’un quart de la rédaction qui disparaît sur les bords du Léman.

Président de la Société des collaborateurs de 24h, Erwan le Bec dresse le portrait de ce qu’était Edipresse avant que TX-Group s’en mêle et ainsi mettre en avant ce que la presse a perdu depuis, passant d’un fleuron à quelques 1200 collaborateurs en 2009 à seulement 400 aujourd’hui : « Les journalistes ne sont pas plus dommages que les autres. Nous savons faire des efforts pour sauver nos titres. Mais la page qui se tourne aujourd’hui nous précipite vers un véritable grounding de la presse romande qu’il faut à tout prix empêcher. C’est notre responsabilité à tous. »

Edgar Bloch, président d’impressum, tonne contre le comportement irrespectueux de « Supino », comme il l’appelle sans révérence dans sa prise de parole où il condamne le président du comité d’administration de Tamedia. Celui qui se veut proche du journalisme et défenseur « d’un paradis du journalisme en Suisse », fait vivre un enfer au journalisme, selon Edgar Bloch, de manière à « … tuer des emplois et de la diversité journalistique tout particulièrement chez les Welches. »

La Commission du personnel des rédactions Zurichoise appelle également Pietro Supino et les responsables chez TX Group, dans une lettre ouverte, à renoncer à « toute autres mesures d’économie jusqu’en 2025 », mais aussi à faire comprendre aux actionnaires du groupe pourquoi les dividendes (de plus de 47 millions en 2022) seront revus à la baisse les prochaines années et à instaurer un « dialogue sincère entre la direction et les rédactions. » Cette Commission souligne également l’importante charge de travail et la pression mises sur les rédactions – qui s’accentue encore suite aux nouvelles coupes - pour offrir un contenu fiable et de qualité. Une pression constante et une précarité de l’emploi qui mènent « à un stress qui atteint le personnel aussi dans sa santé ».

Présidente de la section vaudoise d’impressum, Caroline Gebhard prend la parole avec consternation et colère : « Il y a un mois, nous étions déjà toutes et tous réunis ici, au pied de la tour Edipresse. On parlait déjà d’hémorragie, de saignée, de coup d’assommoir. Aujourd’hui, les mots nous manquent, nous qui avons pourtant décidé d’en faire notre métier. » Un métier mis en péril par des mesures inconsidérées, biffant 80 postes en un mois dans le plus grand groupe de médias en Suisse, pour satisfaire les caprices d’une direction uniquement tournée vers ses bénéfices. Une direction qui agit sans considération aucune pour le rôle de 4e pouvoir que doit pouvoir assumer la presse. « En supprimant des plumes et des compétences, on assèche la diversité de notre paysage médiatique, on assèche nos canaux d’information, on assèche notre capacité à réfléchir.

Impressum rappelle que l’association professionnelle des journalistes met tout en œuvre pour lutter contre les mesures annoncées par TX Group et appelle à la solidarité pour faire face à cette attaque qui affaiblit encore la branche du journalisme en Suisse.

Pour de plus amples informations :

Coordination des rédactions des publications romandes de Tamedia

Erwan le Bec, président de la SDC de 24h, 079 759 84 47

impressum

Edgar Bloch, président d’impressum, journaliste, 079 239 63 26

Caroline Gebhard, présidente impressum section Vaud, journaliste, 079 256 54 75

Etienne Coquoz, secrétaire central, juriste, 077 402 78 60

Licenciements à 20 Minutes : TX Group perpétue ses coupes inconsidérées dans le journalisme

Publié le 25 octobre 2023
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impressum est sous le choc et dénonce avec force la décision de TX Group de supprimer 35 postes, dont 28 touchant les rédactions en Suisse romande du titre 20 Minutes.

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impressum est sous le choc et dénonce avec force la décision de TX Group de supprimer 35 postes, dont 28 touchant les rédactions en Suisse romande du titre 20 Minutes.

Alors que le processus de licenciement n’est même pas achevé dans les rédactions de Tamedia, ce sont aujourd’hui les médias gratuits qui font également les frais de coupes totalement inconsidérées. Avec un licenciement collectif touchant 35 personnes dans le groupe 20 Minutes, en Suisse alémanique comme en Romandie, c’est un nouveau coup de massue porté en particulier dans la production journalistique francophone. « Cela implique la suppression probable de 35 postes, sous réserve du résultat de la procédure de consultation en Suisse romande. Les collaborateurs concernés seront soutenus par un plan social », indique le Groupe 20 Minutes, appartenant tout comme Tamedia à TX Group, dans un communiqué.

« Comment TX Group peut-il justifier de telles mesures alors même que le titre est largement bénéficiaire ? », se scandalise Etienne Coquoz, secrétaire central d’impressum pour la Suisse romande. « L’association impressum utilisera tous les moyens à sa disposition pour lutter contre ces mesures d’économie sur le dos du personnel. » Etienne Coquoz relève encore que le CEO du groupe 20 Minutes, Bernhard Brechbühl, annonce que le média continuera « à proposer une offre de contenu très riche dans toute la Suisse, 24 heures sur 24 ». « C’est simplement inconcevable d’exiger les mêmes prestations avec une équipe amputée de près de 25% en Suisse romande », s’indigne Etienne Coquoz. Edgar Bloch, président d'impressum, se demande même si, « au lendemain des élections fédérales largement couvertes et commentées par des professionnels de l'information, il y aura encore une place pour un journalisme, en Suisse romande en particulier. Le public et les politiques doivent désormais s'interroger si les réseaux sociaux, animés par n'importe qui, doivent devenir le standard de l'information », poursuit-il.

TX Group justifie ses mesures d’économie dans ses autres médias payants par une situation économique difficile. Pour 20 Minutes, journal gratuit et rentable, ces coupes semblent uniquement motivées par le souhait de dégager davantage de bénéfices pour les actionnaires au moyen de juteux dividendes. Pour Edgar Bloch, le message passé par la direction auprès des journalistes est alarmant, car, « même si les titres de TX Group devaient atteindre d’excellents chiffres, les rédactions ne seront jamais à l’abris de coupes dans le personnel. » Entre les nouveaux licenciements au sein du groupe 20 Minutes et la saignée déjà annoncée dans les rédactions de Tamedia, TX Group est responsable, en un mois, de près de 80 suppressions de postes et autant de vies et de carrières malmenées. « Ces mesures prises par le plus grand éditeur de Suisse à Zurich sont totalement inconsidérées et irresponsables, en particulier pour la minorité linguistique », s'indigne Edgar Bloch.

impressum
Etienne Coquoz, secrétaire central, 077 402 78 60

Plus de temps, plus de transparence, mais toujours autant d’économie en vue

Publié le 25 septembre 2023
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La coordination des rédactions de Tamedia publications romandes avec impressum, association professionnelle de journalistes, ont obtenu un délai supplémentaire. Ils auront 5 jours ouvrables supplémentaires, soit jusqu’au 13 octobre, pour proposer des mesures alternatives, et sectorielles, pour prévenir un maximum de licenciements.

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La coordination des rédactions de Tamedia publications romandes avec impressum, association professionnelle de journalistes, ont obtenu un délai supplémentaire. Ils auront 5 jours ouvrables supplémentaires, soit jusqu’au 13 octobre, pour proposer des mesures alternatives, et sectorielles, pour prévenir un maximum de licenciements.

Les rédactions ont repris depuis peu le travail après 2 heures de débrayage devant la tour Tamedia. Les négociations tenues avec la direction permettent d’offrir un peu d’air aux journalistes sur la sellette. Prévoyant d’abord une période de consultation considérée par impressum comme bien trop courte – uniquement 12 jours ouvrables ! – pour un licenciement collectif de 28 postes, le personnel peut aujourd’hui compter jusqu’au 13 octobre pour se faire entendre et faire connaître sa position individuelle ou collective. Individuelle car le plan social, négocié par la Coordination et impressum en 2021, prévoit des conditions cadres lors d’un tel événement. Qui souhaite partir en retraite anticipée ? Qui imagine pouvoir descendre son pourcentage de travail ? Le personnel de Tamedia aura désormais quelques jours de plus pour réfléchir à ces questions qui changes des carrières, et des vies.

C’est également un temps supplémentaire pour une action collective. La direction a laissé entendre que ce projet de restructuration monstre a occupés les cadres de l’entreprise 9 mois durant, sans jamais concerter la base. En 9 mois, la direction n’a rien trouvé de mieux que des licenciements pour gagner en rentabilité. C’est à se demander qui, chez Tamedia, n’est pas assez efficient ? Les rédactions ont désormais, elles, 14 jours ouvrables pour réfléchir à des mesures d’économies alternatives permettant de sauver un maximum de place de travail. C’est peu, mais c’est mieux.

Ces propositions alternatives devront être sectorielles et non concerner le groupe lui-même, car de telles mesures avaient déjà été proposées les années précédentes. En effet, depuis des années les revenus publicitaires chez TX Group ont quitté les médias traditionnels pour leur propres secteurs et support, car le groupe ne souhaite pas financer ses médias par ses autres activités très lucratives. Les journalistes demandent depuis longtemps le retour naturel d’une partie de ces gros bénéfices au sein des rédactions pour alimenter une presse de qualité. Mais l’argent des annonces est donc intouchable, et c’est au sein d’un unique secteur, la presse payante, que TX Group a lui-même dépecé de toute rentabilité, que les représentants du personnel doivent trouver des solutions d’économies. En contrepartie, la direction mettra prochainement les informations concernant la santé économique de ce secteur à disposition de manière transparente.

L’association professionnelle des journalistes suisses se tient à disposition des médias pour plus d’informations.

impressum

Etienne Coquoz, Secrétaire centrale impressum, tél. 077 402 78 60

Près de 100 personnes sur le parvis de la tour Tamedia pour manifester

Publié le 25 septembre 2023
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A Lausanne, au pied de la tour Tamedia, près de 100 journalistes, soutiens politiques et syndicaux ont affirmé leur solidarité ce lundi entre 9h30 et 11h30. Toutes et tous ont dénoncé le licenciement collectif sans précédent, touchant 28 postes en Romandie, et 20 et Suisse alémanique, annoncé la semaine passée par TX Group. Une première rencontre avec la direction pour entamer les négociations s’est tenue au même moment dans le bâtiment.

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A Lausanne, au pied de la tour Tamedia, près de 100 journalistes, soutiens politiques et syndicaux ont affirmé leur solidarité ce lundi entre 9h30 et 11h30. Toutes et tous ont dénoncé le licenciement collectif sans précédent, touchant 28 postes en Romandie, et 20 et Suisse alémanique, annoncé la semaine passée par TX Group. Une première rencontre avec la direction pour entamer les négociations s’est tenue au même moment dans le bâtiment.

Après l’annonce d’un licenciement qui souhaite faire passer plus de 10% des postes de travail à la trappe en Suisse romande, et malgré la menace que cette annonce fait peser sur les vies professionnelles et privées de journalistes des titres visés par TX Group (24 heures, de la Tribune de Genève, du Matin dimanche, de Tamedia (rubriques suisses, monde, économie), les entités TES (photographie, édition et mise en page), la Cellule digitale), près de 100 personnes, dont une majorité de journalistes, manifestent leur colère et leurs revendications au pied de la tour Tamedia entre 9h30 et 11h30 ce lundi matin. Sifflets et casseroles sont malmenés avec énergie pour faire du bruit, et surtout faire passer un message fort auprès de la direction qui, au même moment, entame une énième négociation - ces rencontres sont devenues presque habituelles ces dernières années vu les licenciements à répétition qu’elle inflige - avec les représentants de la Coordination des rédactions et d’impressum, partenaire social de la CCT en vigueur.

Caroline Gebhard, présidente de la section vaudoise d’impressum, s’indigne au moment de prendre la parole face à ses collègues réunis devant la tour Tamedia : « Depuis des années, TX Group ne soupèse plus. Il écrase. Des compétences, des effectifs, des vocations, des contenus, des vies. » Pierre-Yves Maillard, Conseiller national pour le parti socialiste, dénonce qu’un tel groupe, avec tant de moyens, ne puisse trouver d’autres solutions que le licenciement pur et simple. Des dizaines d’interventions, dont celle d’Urs Thalmann, directeur d’impressum, soulignent l’absurdité de licencier, alors que TX Group est rentable et verse de copieux dividendes (plus de 47 millions de francs dernièrement). Le secteur Tamedia, dédié uniquement à la presse, elle, également, est stable, voire rentable cette année. Un mot d’Edgar Bloch, président du comité central d’impressum dénonce et surtout assure : « impressum se tiendra fermement à côté des journalistes et luttera avec eux pour les accompagner dans leur lutte pour la survie, afin de faire le maximum contre ce démantèlement général totalement inacceptable. »

L’association professionnelle des journalistes suisses se tient à disposition des médias pour plus d’informations.

impressum

Urs Thalmann, directeur, 076 420 26 56

Licenciements chez Tamedia en Suisse alémanique: l’hécatombe continue

Publié le 21 septembre 2023
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Hier en Suisse romande, aujourd'hui en Suisse alémanique: TX Group ne prend pas de gant et saigne à blanc le paysage médiatique suisse. impressum soutient les journalistes concernés et coordonne la défense de la branche dans les deux parties du pays.

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Hier en Suisse romande, aujourd'hui en Suisse alémanique: TX Group ne prend pas de gant et saigne à blanc le paysage médiatique suisse. impressum soutient les journalistes concernés et coordonne la défense de la branche dans les deux parties du pays.

TX Group a annoncé la suppression de nouveaux postes dans ses rédactions en Suisse alémanique. Selon des informations rendues publiques sur les réseaux sociaux, il s'agit de 20 postes à plein temps dans les différentes rédactions de Suisse alémanique ainsi que de 21 postes supplémentaires de collaborateurs externes.

Si l'on ajoute à cela les mesures de suppression annoncées hier en Suisse romande, on obtient une estimation d'environ 70 journalistes qui manqueront à l'avenir sur la place médiatique suisse. Cette nouvelle saignée est une étape de plus dans le sinistre processus de démantèlement qui dure depuis des années. Pour la Suisse alémanique, la chronologie ci-dessous le montre sans équivoque :

02.11.2022 : 4 collaborateurs de la rédaction du département « Vie » de Tamedia sont licenciés ou mis à la retraite anticipée.
27.09.2022 : Environ 10 postes sont supprimés dans la rédaction des actualités non régionales et dans le département de production (Tamedia Editorial Services).
28.04.2022 : 1,8 EPT sont supprimés dans la rédaction de 20 Minuten.
24.08.2021 : 9 licenciements ou modifications de contrat ont lieu dans les départements de production (Editorial Services) de Tamedia Suisse alémanique. 8 freelances ne sont plus employés.
08.04.2021 : La fusion des titres Tamedia Der Bund et Berner Zeitung entraîne la suppression de 20 EPT.
20.10.2020 : Tamedia licencie 8 collaborateurs de la rédaction sportive et met fin à la collaboration avec 12 freelances y travaillant régulièrement.
25.08.2020 : Le TX Group annonce un programme d'économies de 70 millions de francs pour les 3 prochaines années dans le domaine des médias payants.
29.06.2020 : TX Group annonce vouloir économiser 20 millions de francs d'ici 2023 dans les services centraux. Les coûts matériels doivent être réduits et environ 40 postes doivent être supprimés.

impressum ne voit aucune stratégie derrière cette saignée qui dure depuis des années. Au vu de ces chiffres, on pourrait croire que TX Group a perdu tout intérêt pour le journalisme et qu'il veut mettre à genoux le secteur des médias payants. Il est évident que TX Group n'a pas de stratégie actuellement pour mener ce secteur vers l'avenir. C'est la raison pour laquelle impressum soutient les efforts des journalistes pour faire entendre leur voix et leurs revendications dans les deux régions du pays.

Impressum

Livia Lehner, secrétaire centrale, 076 361 64 37

Michael Burkard, secrétaire central, 079 770 26 03

Urs Thalmann, directeur, 076 420 26 56

Licenciements chez Tamedia: le Conseil d’Etat du canton de Vaud fait part de son inquiétude

Publié le 21 septembre 2023
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Dans un courrier adressé ce jour à la direction de Tamedia, le Conseil d'Etat communique son inquiétude après l’annonce des projets de restructuration au sein des rédactions de la Tribune de Genève et de 24 Heures, de la rédaction T et du Matin dimanche. Le Gouvernement fait notamment part de sa vive préoccupation pour l’emploi et pour la diversité de la presse.

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Dans un courrier adressé ce jour à la direction de Tamedia, le Conseil d'Etat communique son inquiétude après l’annonce des projets de restructuration au sein des rédactions de la Tribune de Genève et de 24 Heures, de la rédaction T et du Matin dimanche. Le Gouvernement fait notamment part de sa vive préoccupation pour l’emploi et pour la diversité de la presse.

Le Conseil d’Etat a pris connaissance des mesures annoncées hier par Tamedia en Suisse romande et regrette la suppression potentielle d’un nombre important d’emplois au sein des rédactions.

Dans le courrier adressé ce jour à la direction de Tamedia, le Gouvernement, tout en étant conscient de l’évolution rapide de l’environnement économique de la branche médiatique, rappelle l’importance de la diversité de la presse et son attachement à la couverture de l’actualité régionale.

Le Conseil d’Etat prend acte de l’ouverture prochaine d’une période de consultation auprès de la commission du personnel et de l’engagement de Tamedia à respecter le plan social négocié en 2020. Une délégation du Conseil d’Etat recevra la direction de Tamedia à brève échéance.

Licenciements chez Tamedia: hécatombe après plusieurs années de saignée

Publié le 20 septembre 2023
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Les rédactions de 24 heures, de la Tribune de Genève, du Matin dimanche, de Tamedia (rubriques suisses, monde, économie), les entités TES (photographie, édition et mise en page), la Cellule digitale ainsi que l’association professionnelle impressum dénoncent avec force la décision de TX Group de supprimer plus de 10% des effectifs des rédactions en Suisse romande, décision annoncée ce jour par la direction. Jusqu’à 28 personnes pourraient perdre leur emploi.

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Les rédactions de 24 heures, de la Tribune de Genève, du Matin dimanche, de Tamedia (rubriques suisses, monde, économie), les entités TES (photographie, édition et mise en page), la Cellule digitale ainsi que l’association professionnelle impressum dénoncent avec force la décision de TX Group de supprimer plus de 10% des effectifs des rédactions en Suisse romande, décision annoncée ce jour par la direction. Jusqu’à 28 personnes pourraient perdre leur emploi.

Depuis le rachat d’Edipresse par Tamedia en 2011, les annonces de licenciements se sont succédé. Pour assurer « une base durable pour l’avenir », l’éditeur avait déjà lancé un vaste plan d’économie de 70 millions de francs en 2020, atteignant fortement les journaux romands et le domaine de l’imprimerie. Et ce seulement deux ans après avoir fait disparaître du paysage un titre entier de la presse papier, Le Matin. Rappelons les 3,9 EPT perdus en 2022 et les licenciements réguliers, presque annuels, infligés depuis le rachat d’Edipresse.

Aujourd’hui, la Suisse romande perd près de 30 emplois dans ses rédactions, la Suisse alémanique va également, sans doute, perdre des emplois (des annonces de Tamedia pour la Suisse alémanique sont prévues demain). La situation, en termes de perte de personnel et de compétences, revient à la perte d’un titre comme Le Matin. C’est, en chiffre, 3.5 millions économisés uniquement sur le dos du personnel.

Les titres de Tamedia sont réduits à peau de chagrin. « Economiser, économiser, économiser » est le seul crédo d’un groupe sans vision, sans idée. C’est donc un ras-le-bol que le personnel des rédactions exprime face à une direction qui n’investit plus dans ses médias, et les laisse mourir à petit feu au détriment des abonnés et de la société dans son ensemble. La direction le dit aujourd’hui frontalement : Edipresse était trop gros pour la Suisse romande au moment où Tamedia l’a racheté. Voilà pourquoi la seule stratégie industrielle de TX Group se résume, depuis, à des coupes allant vers une fin inexorable des journaux imprimés et de leurs rédactions.

Le personnel des rédactions qui chaque jour produit de l’information en a assez de payer les frais de ce manque de stratégie. « Comment Tamedia compte-t-elle faire du journalisme de qualité sans journalistes? » se scandalise Etienne Coquoz, secrétaire central d’impressum pour la Suisse romande. « L’association impressum utilisera tous les moyens à sa disposition pour lutter contre ces mesures d’économie sur le dos du personnel. »

Les rédactions et les entités concernées décideront ces prochaines heures des suites à donner à ce nouveau coup de poignard, le énième de ces dernières années.

impressum
Etienne Coquoz, secrétaire central, 077 402 78 60

La Coordination des rédactions de Suisse romande
Erwan le Bec : 079 759 84 47
Rocco Zacheo : 079 789 30 73

Hommage à Mariette Müller

Publié le 5 septembre 2023
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impressum Vaud a l'immense chagrin de vous annoncer le décès de sa secrétaire, Mariette Müller. Voici l'hommage que notre comité lui a rendu lundi 4 septembre, lors de la cérémonie d'adieu à Lausanne.

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impressum Vaud a l'immense chagrin de vous annoncer le décès de sa secrétaire, Mariette Müller. Voici l'hommage que notre comité lui a rendu lundi 4 septembre, lors de la cérémonie d'adieu à Lausanne.

On a connu Mariette lors de nos premières assemblées générales d’impressum Vaud, l’association professionnelle des journalistes. On se réunissait à la Frat, place Arlaud, autour de bâtonnets de carottes, de cacahuètes et de sandwiches. Heureusement il y avait quelques bouteilles sur les tables pour rehausser ce menu austère et on se souvient que Mariette, avec qui ont partageait le besoin de joindre l’utile à l’agréable, était susceptible de râler si personne n’entamait la tournée des verres. Non mais!

Dès ces premières réunions, on a découvert une femme toujours prête à se dévouer. Chaque fois qu’on a cherché des vérificateurs de comptes, des suppléants pour toutes sortes de choses, des délégués pour aller à l’assemblée annuelle des sections, des volontaires pour ci ou pour ça, elle finissait par lever la main sans cacher un petit soupir vaguement excédé qui disait: “Faut bien que quelqu’un se dévoue, toujours les mêmes”

Et de fait, on a toujours été les mêmes. On a suivi son exemple et on s'est retrouvés pendant des années, mois après mois, à éplucher des classeurs de comptes, à rédiger et reprendre des ordres du jour, des PV, à réfléchir au présent, à l’avenir (et au passé) de notre métier. Pas d’angélisme passéiste, pas de défaitisme pour l’avenir, chez Mariette tout était pragmatisme et propositions concrètes. Les constats, fussent-ils amers, devaient être faits, les solutions, fussent-elles pénibles, devaient être mises en œuvre.

Et pour avaler toutes les couleuvres qu’une association professionnelle impose régulièrement d’avaler, il y avait les bons moments, les repas et les rires partagés, les petites séances de langue de vipère pour se défouler mais surtout la douceur et le soutien.

Des moments difficiles qu’on traversait dans le privé, on en a parfois discuté et il y avait beaucoup de compassion et de souci pour l’autre dans les mots réconfortants qu’elle cherchait et trouvait pour redonner courage et énergie à qui en manquait.
On a aimé profondément cette femme intelligente, caustique, drôle. Sous ses dehors réservés il y avait une personne très généreuse, de son temps, de ses idées, mais aussi de ses sentiments et émotions.

On a l’impression d’avoir eu à nos côtés une amie, une tante, presque une maman, une personne avec qui on lie en toute pudeur un lien profond et affectueux, un de ces liens taiseux où rien n’a vraiment besoin d’être dit pour qu’on le ressente. Cela dit beaucoup d’elle, assurément. Elle ne voulait pas occuper trop de place, elle donnait sans se vanter, elle se mettait au service sans attendre aucune faveur, juste le respect et là-dessus, elle était intransigeante.

Et derrière cela énormément de tendresse, une fidélité aux autres qu’on lisait par exemple dans son amitié pour l’équipe de la Bruschetta qui était son stamm à côté de la Tour Edipresse. Là bas, tout le monde l’appelait par son prénom, se souvenait du menu qu’elle avait choisi le mardi à midi et lui proposait le jeudi soir une petite spécialité qui n’était pas à la carte. Tout le personnel savait son goût pour les spaghetti aux polpette ou les orecchiette à la cima di rapa! Elle avait eu la tristesse de voir son amie Filomena, la nièce du patron, disparaître beaucoup trop tôt. Filo repose sur un promontoire dans le sud de l’Italie, d’où elle voit la Méditerranée. On espère que Mariette, cette grande voyageuse, est allée la rejoindre pour contempler l’immensité bleue dans la sérénité enfin retrouvée.

Plan d’économie et stratégie Le Temps: prise de position du personnel

Publié le 4 septembre 2023
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L’ensemble des personnels du Temps a été informé mercredi 30 août d’un plan d’économie incluant notamment des licenciements et une baisse du plan de prévoyance professionnelle décidée de manière unilatérale par la direction. Ces décisions ont un impact matériel et psychologique sur tous les collaborateurs.

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L’ensemble des personnels du Temps a été informé mercredi 30 août d’un plan d’économie incluant notamment des licenciements et une baisse du plan de prévoyance professionnelle décidée de manière unilatérale par la direction. Ces décisions ont un impact matériel et psychologique sur tous les collaborateurs.

Ceux-ci ont conscience du contexte économique difficile que connaît la presse et du fait que, malgré le caractère exceptionnel de leur situation de média financé par une fondation à but non lucratif, le groupe ne bénéficie pas d’une subvention infinie et non réfléchie.

C’est précisément pour cette raison que le personnel tient à souligner que la conjoncture économique, notamment en ce qui concerne le secteur publicitaire, n’est pas l’unique responsable de la situation financière actuelle du groupe Le Temps. Celle-ci est aussi le résultat de choix managériaux discutables et d’une stratégie d’entreprise globale dont l’échec paraît aujourd’hui avéré pour une grande partie. Or aucun changement de cap, et aucune ouverture à la discussion sur ces points, n’ont été à l’ordre du jour jusqu’à présent.

Par conséquent, le personnel du Temps demande à être intégré au processus de réflexion en cours autour de l’établissement d’une stratégie de groupe viable sur le long terme et est prêt à y contribuer de manière active. A la faveur de la transition portant sur la direction du groupe, il appelle aujourd’hui à l’ouverture d’une telle discussion entre toutes les parties concernées.

Les collaborateurs et collaboratrices du Temps

Licenciements et mesures d’économie au Temps

Publié le 1 septembre 2023
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Le journal le Temps annonce plusieurs licenciements au sein de sa rédaction et d’autres mesures drastiques d’économie sont également prévues, en particulier une baisse du plan LPP de l’ensemble des collaborateurs. impressum condamne ces mesures d’économie et appelle le quotidien à négocier un plan social pour les personnes licenciées.

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Le journal le Temps annonce plusieurs licenciements au sein de sa rédaction et d’autres mesures drastiques d’économie sont également prévues, en particulier une baisse du plan LPP de l’ensemble des collaborateurs. impressum condamne ces mesures d’économie et appelle le quotidien à négocier un plan social pour les personnes licenciées.

La nouvelle est tombée. Suite aux informations concernant les difficultés financières du quotidien parues en mai dans les médias, ces mesures d’économie étaient redoutées. Trois personnes sont licenciées et un autre contrat n’est pas renouvelé. Un poste serait sauvé par l’action de collaborateurs et collaboratrices qui ont solidairement décidé de baisser leur temps de travail. Par ailleurs, ce sont aussi les journalistes libres et les photographes qui feront les frais de ces annonces. L’ensemble du personnel s’oppose à ces mesures d’économie et plus particulièrement à une diminution du plan LPP. Malgré cette levée de boucliers, le conseil d’administration a pourtant validé cette décision de la direction.

impressum dénonce cette décision qui répond à des impératifs externes, certes, mais qui dénote d’une gestion interne qui laisse à désirer. On rappelle ici le sondage effectué au sein de la rédaction qui fait état d’une défiance des journalistes à l’encontre de la rédaction en chef et de la direction. Il n’est pas admissible qu’une fondation, à but non lucratif et à vocation sociale et démocratique, tolère de biffer ces collaborations et ces emplois, sans la mise en place de mesures compensatoires, d’un guichet volontaire pour éviter les licenciements bruts ou encore la conclusion d’un plan social.

impressum appelle la direction à établir un plan social pour les personnes licenciées et se tient prête à négocier celui-ci. Malgré plusieurs tentatives de la part d’impressum, le Temps n’est pas membre de la convention collective de travail (CCT) de la presse écrite en Suisse romande. Nous invitons le quotidien à la signer et à devenir ainsi un partenaire social. Cela constituerait un message fort de la part de la Direction, attestant ainsi son attache au rôle social qu’elle souhaite conserver dans les médias, malgré les annonces précédemment évoquées.

Il est également temps que les politiques se rendent compte de la gravité de la situation afin d’accélérer les aides aux médias, et que ces mêmes médias prennent leurs responsabilités de quatrième pouvoir en garantissant leur rôle social et démocratique.

Informations complémentaires :

Etienne Coquoz, secrétaire central, 077 402 78 60

L’association des éditeurs refuse des salaires minimaux décents

Publié le 28 juin 2023
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Salaires minimaux insuffisants, pas de réglementation pour les indépendants: depuis plusieurs mois, impressum, Syndicom et l'association Médias Suisses (VSM) négocient une convention collective de travail (CCT) pour la presse en Suisse alémanique et au Tessin. La base d'impressum et de Syndicom rejette le résultat intermédiaire. En particulier, les propositions des éditeurs concernant les salaires et les honoraires minimaux choquent nos membres.

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Salaires minimaux insuffisants, pas de réglementation pour les indépendants: depuis plusieurs mois, impressum, Syndicom et l'association Médias Suisses (VSM) négocient une convention collective de travail (CCT) pour la presse en Suisse alémanique et au Tessin. La base d'impressum et de Syndicom rejette le résultat intermédiaire. En particulier, les propositions des éditeurs concernant les salaires et les honoraires minimaux choquent nos membres.

L'offre des éditeurs comprend un salaire minimum de 4'800 francs - beaucoup trop peu pour le travail des journalistes et plus de 1'000 francs de moins que le salaire minimum en Suisse romande. Pour les pigistes réguliers, ils souhaitent seulement fixer une recommandation pour un salaire journalier de 400 francs - soit 184 francs de moins que le salaire minimum fixe en Suisse romande.

Fin mars, l'assemblée des délégués d'impressum a rejeté à l'unanimité la présente proposition de CCT. L'enquête de base menée ensuite par Syndicom et impressum a montré que les journalistes considèrent l'offre comme insuffisante. 85% des quelques centaines de participants rejetteraient le résultat intermédiaire.

impressum et Syndicom exigent donc du VSM des améliorations considérables sur trois points clés:

- La CCT a besoin d'un salaire minimum convenable et d'un honoraire minimum adéquat. La CCT romande de la presse, avec 5'843 francs par mois ou 584 francs d'honoraires journaliers, place la barre très haut.

- Les droits d'auteur des journalistes doivent être protégés dans la CCT, en particulier ceux des indépendants. Ils doivent pouvoir bénéficier des exploitations multiples.

- Le champ d'application de la CCT doit être aménagé de manière à ce qu'il soit réaliste pour les indépendants réguliers de tomber sous la protection contractuelle. Les conditions pour savoir qui est considéré comme un indépendant régulier doivent être abaissés.

Lors de notre dernière séance, le VSM a fait savoir qu'il ne voulait pas entrer en matière sur ces revendications. Syndicom et impressum refusent que l'association des éditeurs de Suisse alémanique veuille négocier autant en dessous du niveau de la CCT romande.

Livia Lehner, secrétaire centrale d'impressum, déclare à ce sujet: "En Suisse romande, impressum a un partenariat social qui fonctionne avec Médias Suisses. La Suisse romande prouve que cela est possible dans le secteur des médias. Le fait que le VSM ne propose aux journalistes de Suisse alémanique et du Tessin qu'une offre nettement moins bonne est un signe démontrant le manque d'estime. Tout en comprenant la situation exigeante de certaines entreprises de la branche, nous voulons enfin voir une véritable volonté de compromis et des concessions de la part du VSM".

Stephanie Vonarburg, vice-présidente de Syndicom : "Des salaires d'entrée de moins de 5000 francs sont une moquerie pour les travailleurs des entreprises de médias rentables. Les exigences envers les professionnels des médias sont élevées et leur formation supérieure à la moyenne. A cela s'ajoute le fait que l'association des éditeurs exige de Google et consorts un fairplay et un fairpay lors de l'utilisation de contenus médiatiques. C'est précisément ce que les éditeurs doivent d'abord respecter de toute urgence dans leurs propres entreprises: Il faut des salaires minimums décents et une rémunération équitable pour les employés fixes et les freelances réguliers".

Le comité d’impressum Vaud se renforce

Publié le 28 juin 2023
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Le comité d’impressum Vaud se réjouit de compter deux nouvelles membres dans ses rangs.

Flavienne Wahli di Matteo, journaliste à «24 heures» et ancienne présidente de la section vaudoise, a été réélue au comité le 1 er juin 2023 à Lausanne. L’assemblée générale a également plébiscité la candidature d’Anne Devaux, journaliste libre.

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Le comité d’impressum Vaud se réjouit de compter deux nouvelles membres dans ses rangs.

Flavienne Wahli di Matteo, journaliste à «24 heures» et ancienne présidente de la section vaudoise, a été réélue au comité le 1 er juin 2023 à Lausanne. L’assemblée générale a également plébiscité la candidature d’Anne Devaux, journaliste libre.

Toutes deux rejoignent Alberto Tikulin, Albertine Bourget, Jérôme Cachin, Jérôme Genet et Caroline Gebhard. Cette dernière a par ailleurs été réélue à la présidence pour un second mandat de deux ans.

Cette nouvelle configuration porte à sept le nombre de représentant-e-s à la tête de la section vaudoise. Christelle Maillard, qui siégeait au comité depuis 2020, a décidé de remettre son mandat. L’AG du 1 er juin a été l’occasion de la remercier chaleureusement pour son investissement sans faille au cours des trois dernières années.

Toujours au chapitre des élections, Florian Sägesser, membre
d’impressum Vaud, a été désigné pour reprendre la présidence de la commission du Fonds de solidarité Vaud-Genève, après que Mariette Muller a renoncé à cette fonction.

L’assemblée générale a par ailleurs validé les comptes 2022, qui présentent un solde positif de 425,15 francs, ainsi que le budget 2023, qui affiche un excédent de charges à hauteur de 15'130 francs.

Cette situation est à mettre en lien avec la hausse des cotisations décidée par l’Assemblée des délégués suisses le 10 juin 2022. Afin d’éviter que celle-ci ne soit répercutée sur les
membres vaudois dans un contexte marqué par l’inflation, notre section a en effet décidé de puiser dans ses réserves afin d’absorber l’intégralité de cette augmentation lors d’une assemblée extraordinaire qui s’est tenue le 22 septembre 2022.

Afin de limiter à nouveau l’impact de cette hausse l’an prochain, les membres présent-e-s lors de l’assemblée générale du 1 er juin 2023 ont décidé d’en absorber la moitié, arrondie au franc. A titre d’exemple, les membres actifs verront leur cotisation augmenter de 13 francs, au lieu de 25 francs.

L’argent sera, là aussi, prélevé sur nos deniers. Cette opération devrait représenter un montant de 5000 francs environ qui impactera notre budget 2024.

Assemblée des délégués 2023 d'impressum

Publié le 25 mai 2023
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L’arrêt de Pro News et des changements au comité central ont marqué la principale assemblée annuelle de notre association faîtière du journalisme.

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L’arrêt de Pro News et des changements au comité central ont marqué la principale assemblée annuelle de notre association faîtière du journalisme.

Trois membres avec droit de vote ont représenté impressum vaud lors de l’assemblée des délégué·e·s d'impressum - Les journalistes suisses, le vendredi 31 mars 2023 à Villars-sur Glâne (FR). Sur proposition du comité cantonal et après avoir consulté les membres par courrier électronique, Caroline Gebhard, présidente de la section vaudoise, Jérôme Genet, membre du comité vaudois, et Flavienne Wahli Di Matteo, membre de la section vaudoise, ont activement participé à cette journée de délibérations.

L’assemblée a voté la fin de Pro News. Initialement prévu pour notamment apporter de nouvelles ressources financières, le projet n'a pas atteint les objectifs espérés. Le travail fourni ces dernières années n' est pas totalement gaspillé puisque des pistes étudiées pourraient voir le jour, sous une autre forme, par exemple avec la mise en place d'une structure d'éducation aux
médias.

Cotisations et baisse des membres

Autre décision : la cotisation nationale 2024 ne sera pas augmentée pour les 3’538 membres de la corporation, en diminution début 2023 (5’886 membres en 2004). impressum vaud est la
section de Suisse qui a le moins perdu de membres (-0.7%). Deuxième section par sa taille, derrière Zurich, l’association vaudoise avait compensé l'augmentation des cotisations 2023 pour
ses membres, ce qui pourrait expliquer cette érosion limitée.

Par ailleurs, les négociations pour une nouvelle convention collective (GAV) suisse alémanique (19 ans sans CCT) n'ont pas été acceptées par les représentants des sections. Les salaires prévus sont notamment bien inférieurs à ceux de la CCT romande. CCT radio-TV

Les délégués ont en revanche accepté qu'impressum entame des négociations sur la CCT des Radios régionales romandes (RRR), mais plusieurs membres des stations locales ont mis en garde le Secrétariat central sur les conditions à ne pas péjorer davantage. L'ajout d'une 5e semaine de vacances semble essentiel. Certaines TV locales se basent aussi sur cette CTT créée en 2008.

Changements à la tête d’impressum

La co-présidente Franca Siegfried s'est retirée du comité central qui compte désormais deux Romand·e·s avec Athénaïs Python (libre) qui rejoint Edgar Bloch.

Ne pas capituler face aux «SLAPPs»

Publié le 24 février 2023
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impressum salue la décision du Tribunal de Police de Lausanne à l’encontre d’une de ses membres, Madame Camille Krafft, qui a été acquittée des chefs d’accusation de diffamation, subsidiairement de calomnie. Cette décision fait suite à des années de procédure en raison d’une série d’articles sur les agissements d’un propriétaire d’immeubles.

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impressum salue la décision du Tribunal de Police de Lausanne à l’encontre d’une de ses membres, Madame Camille Krafft, qui a été acquittée des chefs d’accusation de diffamation, subsidiairement de calomnie. Cette décision fait suite à des années de procédure en raison d’une série d’articles sur les agissements d’un propriétaire d’immeubles.

Bien qu’impressum ne puisse que saluer la décision prise par le Tribunal de Police de Lausanne, elle ne peut que constater l’augmentation constante des procédures judiciaires à l’encontre des journalistes qui sont une stratégie de plus en plus courante afin de restreindre la liberté de la presse. Cette stratégie est connue sous le nom de procédures-bâillons ou «SLAPPs» (Strategic Lawsuits Against Public Participation) en anglais. Ces procédures sont des actions en justice intentées dans le but de neutraliser, censurer, voire intimider les journalistes, notamment d’investigation, et ceci afin de les empêcher de faire leur travail. Elles sont principalement le fait de sociétés ou de personnes riches et influentes, mais parfois même des entités publiques qui n’hésitent pas à se servir de l’argent public pour museler les journalistes.

Plusieurs membres d'impressum ont déjà été victimes de telles stratégies et la tendance s'est renforcée ces dernières années. Le rapport de force inégal entre les plaignants et les défendeurs a pour effet de restreindre de manière anticonstitutionnelle la liberté de la presse des journalistes et la liberté d'information de la population. La situation financière difficile de l'ensemble de la branche journalistique, notamment dans les médias indépendants des grands groupes, aggrave encore le problème, car il est tout simplement impossible pour ceux-ci de financer les frais d'avocat de plusieurs procédures.

Concernant ce verdict, notre membre Camille Krafft indique que « Cet acquittement est un grand soulagement pour moi et une très bonne nouvelle pour la liberté d'expression et pour la liberté de la presse. L'un des rôles phare des médias est de mettre en lumière des dysfonctionnements, et nous avons besoin d'élus qui assument de porter des paroles fortes lorsque ces dysfonctionnements sont flagrants. C'est aussi l'aboutissement de quatre ans de procédure, dont le but était de m'empêcher de continuer mon travail d'enquête en déposant plainte de manière très large contre moi et contre les personnes qui se sont exprimées dans l'article en question. J'aimerais souligner que ce "bâillon" n'a pas fonctionné, et que j'ai pu continuer mon travail d'investigation avec le soutien de ma rédaction en chef de l'époque, que je remercie pour sa confiance. La multiplication de ce type de procédure m'inquiète toutefois, car elles peuvent freiner le travail de celles et ceux qui ne sont pas employés par un grand groupe de presse aux reins solides financièrement».

Ce procès est donc emblématique à plusieurs égards au nom notamment de la liberté d’expression et de la presse. Il démontre ainsi comment les procédures judiciaires peuvent être utilisées afin d’atteindre à ces libertés fondamentales. En novembre 2022, la Commissions des affaires juridiques du Conseil national avait pourtant proposé à son conseil de ne pas donner suite à l’initiative parlementaire Mahaim «Procès-bâillons en Suisse. Pour une réglementation protégeant mieux la liberté de la presse». En effet, elle n’avait pas estimé pertinent de légiférer sur ce problème qui demeure, à sa connaissance, anecdotique dans le paysage juridique et médiatique suisse.